Pour briser ce trop long silence et marquer mon retour dans la blogosphère, voici quelques commentaires ou explications sur mon plan de match de course à pied en 2012.
La grande majorité des courses auxquelles je participerai figurent au calendrier des activités d'EDLC. Pour une troisième année, je poursuis mon engagement dans ce projet absolument extraordinaire. Comme ma Douce pourrait en témoigner, je consacre beaucoup de temps à EDLC, trop peut-être parfois à son avis... En plus de mon rôle de mentor, je m'occupe des communications d'EDLC, entre autres, en participant à la préparation du bulletin Dans la course, en alimentant le compte Twitter (@etudiantsdlc) et en signant une chronique dans le journal Courir à Montréal (Courir.org). Mais toute lutte de sa part est vaine. Ce projet me passionne. J'y vis tellement de beaux moments. Je me sens utile, en observant des jeunes se découvrir, en voyant des étincelles briller dans leurs yeux. Purement au plan sportif, mon rôle de mentor me laisse parfois sur ma faim. Je ne vise généralement pas de MT dans les courses d'EDLC. La performance est secondaire. Mais la richesse de l'expérience sur le plan humain comble et surpasse toutes mes attentes. Être témoin du sourire d'un jeune qui franchit la ligne d'arrivée après 5, 10, 20, 21,1 ou 42,2 km d'effort, ça n'a pas de prix.
En 2012, je vise un MT au Banque Scotia 21k. Avec mes fidèles partenaires de course, Stéphane et Louise, je souhaite améliorer mon record personnel de 1:43:36.
En octobre dernier, j'ai découvert avec grand plaisir (et une bonne dose de douleur!) la course en sentiers en participant au XTrail Mont Orford (vidéo). J'ai tellement aimé mon expérience, de la boue, des racines, des beaux points de vue. Très hâte de salir à nouveau mes beaux Trail Attack 7 (tellement confortables!) dans les sentiers du Mont Sutton, du Mont Orford et de la Montagne noire, etc.
Pas de marathon de printemps pour moi cette année, trop difficile pour moi de concilier la saison de ski alpin et l'entraînement du marathon. Je pensais tout de même aller à Ottawa avec ma petite famille et participer à l'épreuve du 10 km, mais déjà en décembre, il n'y avait pas de chambres libres à l'hôtel où nous avions l'habitude de rester, à deux pas du départ et surtout une très pratique cuisinette. Devoir réserver un hôtel autant à l'avance, ça me gosse un peu... Alors pas sûr d'aller à Ottawa...
Ma folie pour 2012 sera de participer au Marathon des Deux rives. Je n'ai pas pu résister à un tel alignement des astres : le 26 août prochain, jour du marathon, je fêterai mon 42e anniversaire. Courir 42,2 km le jour de mes 42 ans, le scénario est trop beau. Et à ma grande joie, mes fidèles partenaires ont accepté de m'accompagner dans cette folie. Mais pour être sûr de les avoir à mes côtés à Québec, j'avais un argument de poids auquel je savais qu'ils ne pouvaient pas résister : accompagner les jeunes de la première édition programme Cours ta réussite, le petit cousin d'EDLC à Québec. De mon côté, je ne pouvais pas manquer ça. Je suis régulièrement en contact avec un des organisateurs et je me devais d'assister à la réussite de ces jeunes et à la consécration de cette première année de Cours ta réussite.
Finalement, avec EDLC, je serai également au départ du Marathon Oasis et Demi-Marathon de Montréal, dans le cadre de la Rock ’n’ Roll Marathon Series...
Pour le meilleur ou pour le pire...
Affichage des articles dont le libellé est objectifs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est objectifs. Afficher tous les articles
mercredi 11 janvier 2012
mardi 24 mai 2011
Ottawa d'abord, puis on verra...
« Oui, c'est possible! »
Une partie de moi aurait préféré entendre une réponse négative. Je courais avec Yves et je lui avais demandé si c'était envisageable pour moi de retrancher plus de 30 minutes à mon temps pour espérer une qualification pour Boston.
« Mais tu dois modifier ton entraînement. Améliorer ta vitesse en courant plus de 10 km. Faire plus de piste.... »
Combien d'années pour tenter ma chance?
« Selon ton résultat à Ottawa, un à deux ans. »
Bah, je ne suis pas si pressé. À compter de l'année prochaine, pour les 40-44 ans, le temps de qualification sera de 3 h 15. Ouf! Je connais plusieurs mentors dont le MT tourne autour de 3 h 15 et honnêtement, je ne suis pas de leur calibre. Par contre, les 45-49 ans ont droit à 10 minutes de plus. 3 h 25 ... Boston pour mes 45 ans? Ça vaut au moins la peine d'essayer. Sans toutefois en faire une obsession. Si la porte de Boston reste fermée pour moi, j'userai assurément mes semelles sur d'autres parcours. Il n'y a que l'embarras du choix.
Alors Ottawa ce dimanche. Tout se présente bien. Nuageux avec éclaircies et averses isolées, relativement frais, peu de vent, en bonne compagnie. Un peu moins de 4 jours...
J'ai drôlement hâte!
Une partie de moi aurait préféré entendre une réponse négative. Je courais avec Yves et je lui avais demandé si c'était envisageable pour moi de retrancher plus de 30 minutes à mon temps pour espérer une qualification pour Boston.
« Mais tu dois modifier ton entraînement. Améliorer ta vitesse en courant plus de 10 km. Faire plus de piste.... »
Combien d'années pour tenter ma chance?
« Selon ton résultat à Ottawa, un à deux ans. »
Bah, je ne suis pas si pressé. À compter de l'année prochaine, pour les 40-44 ans, le temps de qualification sera de 3 h 15. Ouf! Je connais plusieurs mentors dont le MT tourne autour de 3 h 15 et honnêtement, je ne suis pas de leur calibre. Par contre, les 45-49 ans ont droit à 10 minutes de plus. 3 h 25 ... Boston pour mes 45 ans? Ça vaut au moins la peine d'essayer. Sans toutefois en faire une obsession. Si la porte de Boston reste fermée pour moi, j'userai assurément mes semelles sur d'autres parcours. Il n'y a que l'embarras du choix.
Alors Ottawa ce dimanche. Tout se présente bien. Nuageux avec éclaircies et averses isolées, relativement frais, peu de vent, en bonne compagnie. Un peu moins de 4 jours...
J'ai drôlement hâte!
mercredi 10 novembre 2010
Des objectifs qui se précisent lentement
Comme en 2010, ma saison de course sera grandement dictée par le programme d'entraînement et de courses préparatoires d'EDLC.
5 km du Club des Vainqueurs (9 janvier)
Défi hivernal de l'Île Bizard - 5 ou 10 km (mi-février)
Course de LaSalle - 10 km (27 mars)
Défi printanier du YMCA - 5 ou 10 km (7 mai)
Tour du Lac Brome - 20 km (19 juin)
Maski-Courons - 21,1 km (7 août)
Marathon de Montréal (25 septembre)
Pour toutes ces courses, je ne vise évidemment pas à améliorer mes temps. L'objectif consistera à accompagner de mon mieux le jeune avec qui je serai jumelé.
Sur le plan personnel, je compte bien participer au Banque Scotia 21 k (17 avril) et établir un nouveau MT sur la distance (1:43). Mais mon principal objectif personnel en 2011 sera le Marathon d'Ottawa (29 mai). Je suis d'ailleurs déjà inscrit au marathon et au 2 km avec toute ma petite famille. Même hôtel que l'an dernier, à deux pas du départ. Vraiment pratique. L'an dernier, les filles ont tellement trippé sur la chambre et la piscine. Pour améliorer mon temps de 3:47, j'ai choisi de suivre l'entraînement proposé pour courir un marathon en 3h30. Le premier objectif sera donc de suivre le programme aussi fidèlement que possible, ce qui devrait m'aider à renforcer ma confiance. Puisque je suis un peu pissou de nature et que je n'aime pas spécialement souffrir, j'ai tendance à choisir un pace peut-être un peu trop conservateur pour éviter le fameux mur. Un marathon en 3h30. 5 min/km pendant 42,2 km. Ouf, pour l'instant, ça me semble monstrueux. On verra bien.
Pour préparer mon marathon, en plus du Banque Scotia 21 k, j'aimerais bien participer à l'épreuve du 30 km du Demi-marathon international de Québec le 1er mai. Mais bon, ça va demander un peu de négociation conjugale ;-)
Après le marathon d'Ottawa, je vais réintégrer les rangs et me «contenter» de suivre l'entraînement des jeunes d'EDLC. Je vais porter une attention particulière à ma récupération post-marathon pour éviter de souffrir autant que l'an dernier au Tour du Lac Brome.
Ces derniers temps, on m'a parlé très positivement de certains marathons d'automne : le Mohawk Hudson River Marathon et le Green Mountain Marathon. Par contre, puisque le Marathon de Montréal est à la fin septembre, je devrai vraisemblablement mettre une croix là-dessus. Philadelphie en novembre?
On verra bien...
5 km du Club des Vainqueurs (9 janvier)
Défi hivernal de l'Île Bizard - 5 ou 10 km (mi-février)
Course de LaSalle - 10 km (27 mars)
Défi printanier du YMCA - 5 ou 10 km (7 mai)
Tour du Lac Brome - 20 km (19 juin)
Maski-Courons - 21,1 km (7 août)
Marathon de Montréal (25 septembre)
Pour toutes ces courses, je ne vise évidemment pas à améliorer mes temps. L'objectif consistera à accompagner de mon mieux le jeune avec qui je serai jumelé.
Sur le plan personnel, je compte bien participer au Banque Scotia 21 k (17 avril) et établir un nouveau MT sur la distance (1:43). Mais mon principal objectif personnel en 2011 sera le Marathon d'Ottawa (29 mai). Je suis d'ailleurs déjà inscrit au marathon et au 2 km avec toute ma petite famille. Même hôtel que l'an dernier, à deux pas du départ. Vraiment pratique. L'an dernier, les filles ont tellement trippé sur la chambre et la piscine. Pour améliorer mon temps de 3:47, j'ai choisi de suivre l'entraînement proposé pour courir un marathon en 3h30. Le premier objectif sera donc de suivre le programme aussi fidèlement que possible, ce qui devrait m'aider à renforcer ma confiance. Puisque je suis un peu pissou de nature et que je n'aime pas spécialement souffrir, j'ai tendance à choisir un pace peut-être un peu trop conservateur pour éviter le fameux mur. Un marathon en 3h30. 5 min/km pendant 42,2 km. Ouf, pour l'instant, ça me semble monstrueux. On verra bien.
Pour préparer mon marathon, en plus du Banque Scotia 21 k, j'aimerais bien participer à l'épreuve du 30 km du Demi-marathon international de Québec le 1er mai. Mais bon, ça va demander un peu de négociation conjugale ;-)
Après le marathon d'Ottawa, je vais réintégrer les rangs et me «contenter» de suivre l'entraînement des jeunes d'EDLC. Je vais porter une attention particulière à ma récupération post-marathon pour éviter de souffrir autant que l'an dernier au Tour du Lac Brome.
Ces derniers temps, on m'a parlé très positivement de certains marathons d'automne : le Mohawk Hudson River Marathon et le Green Mountain Marathon. Par contre, puisque le Marathon de Montréal est à la fin septembre, je devrai vraisemblablement mettre une croix là-dessus. Philadelphie en novembre?
On verra bien...
vendredi 16 avril 2010
C'est drôle, j'ai un peu peur...
Depuis quelques temps, j'hésite à écrire ces lignes. Sans trop savoir pourquoi, on dirait que j'ai peur de me commettre.
D'une part, je suis très satisfait de ma forme actuelle. Grâce à mon engagement dans le projet Étudiants dans la course, je me suis entraîné beaucoup plus régulièrement et je récolte actuellement les fruits de mes efforts. À vrai dire, pas tant de mes efforts, mais plutôt de la régularité de mes efforts.
Depuis octobre dernier, j'ai couru au moins deux fois par semaine, régulièrement trois fois et parfois plus. J'ai aussi trouvé des façons d'allonger mes sorties sans nuire à l'horaire familial. Je me rends régulièrement aux entraînements en courant, ce qui ajoute environ 14 km à mes sorties sans toutefois trop augmenter le temps consacré à cette activité. Hier, je me suis rendu au CSCDN en maintenant un bon rythme, malgré la longue côte de Van Horne. Avec les jeunes, nous avons couru une dizaine de km dont deux intervalles de 5 minutes à R2. Puis, je suis revenu à la maison, un peu plus lentement, au rythme que j'aimerais bien tenir à Ottawa. En tout, environ 23 km, en écoutant de la bonne musique, sans souffrir.
Mais alors pourquoi hésiter à affirmer haut et fort que je suis heureux de mon niveau de forme actuel. Même si je me répète que je n'ai aucune pression, ma forme actuelle me permet de viser des objectifs un peu plus ambitieux, et c'est là que la peur d'être déçu se manifeste. L'an dernier, lorsque je participais à une course malgré un entraînement peu sérieux, j'avais une excuse facile pour expliquer une piètre performance, selon mes critères. Mais là, ce sera autre chose. Si je n'atteins pas un objectif, je ne pourrai pas blâmer mon manque d'entraînement, mes obligations familiales ou autres.
Alors que dois-je faire pour éviter la déception? La réponse est d'une grande simplicité : viser des objectifs réalistes. Premier test : ce dimanche avec le Banque Scotia 21 k de Montréal. Objectif : aux alentours de 1:40. Ambitieux mais réaliste, enfin je pense... Et si je n'y arrive pas, je pourrai me consoler d'avoir au moins améliorer mon temps de 2009, soit 1:50:30.
Deuxième test : le 30 mai avec le Marathon d'Ottawa. Objectif : sous les 4 heures. Même un temps de 3:59:59 me comblerait de bonheur.
Entre-temps, dans le cadre du projet EDLC, nous allons participer au 10 km du Défi du printemps des YMCA du Québec, le 8 mai prochain. Objectif : aider M. à courir la distance sous les 50 minutes.
Voilà, les cartes sont sur la table. J'ai dévoilé mon jeu et mes objectifs. Il ne me reste plus qu'à poursuivre l'entraînement pour essayer d'éviter les déceptions. La balle est dans mon camp.
P.S. Pour les intéressés, Michel Jodoin a terminé le Marathon de Sables 2010 en un temps de 52h52'23, ce qui le classe du 608e rang. Bravo!
D'une part, je suis très satisfait de ma forme actuelle. Grâce à mon engagement dans le projet Étudiants dans la course, je me suis entraîné beaucoup plus régulièrement et je récolte actuellement les fruits de mes efforts. À vrai dire, pas tant de mes efforts, mais plutôt de la régularité de mes efforts.
Depuis octobre dernier, j'ai couru au moins deux fois par semaine, régulièrement trois fois et parfois plus. J'ai aussi trouvé des façons d'allonger mes sorties sans nuire à l'horaire familial. Je me rends régulièrement aux entraînements en courant, ce qui ajoute environ 14 km à mes sorties sans toutefois trop augmenter le temps consacré à cette activité. Hier, je me suis rendu au CSCDN en maintenant un bon rythme, malgré la longue côte de Van Horne. Avec les jeunes, nous avons couru une dizaine de km dont deux intervalles de 5 minutes à R2. Puis, je suis revenu à la maison, un peu plus lentement, au rythme que j'aimerais bien tenir à Ottawa. En tout, environ 23 km, en écoutant de la bonne musique, sans souffrir.
Mais alors pourquoi hésiter à affirmer haut et fort que je suis heureux de mon niveau de forme actuel. Même si je me répète que je n'ai aucune pression, ma forme actuelle me permet de viser des objectifs un peu plus ambitieux, et c'est là que la peur d'être déçu se manifeste. L'an dernier, lorsque je participais à une course malgré un entraînement peu sérieux, j'avais une excuse facile pour expliquer une piètre performance, selon mes critères. Mais là, ce sera autre chose. Si je n'atteins pas un objectif, je ne pourrai pas blâmer mon manque d'entraînement, mes obligations familiales ou autres.
Alors que dois-je faire pour éviter la déception? La réponse est d'une grande simplicité : viser des objectifs réalistes. Premier test : ce dimanche avec le Banque Scotia 21 k de Montréal. Objectif : aux alentours de 1:40. Ambitieux mais réaliste, enfin je pense... Et si je n'y arrive pas, je pourrai me consoler d'avoir au moins améliorer mon temps de 2009, soit 1:50:30.
Deuxième test : le 30 mai avec le Marathon d'Ottawa. Objectif : sous les 4 heures. Même un temps de 3:59:59 me comblerait de bonheur.
Entre-temps, dans le cadre du projet EDLC, nous allons participer au 10 km du Défi du printemps des YMCA du Québec, le 8 mai prochain. Objectif : aider M. à courir la distance sous les 50 minutes.
Voilà, les cartes sont sur la table. J'ai dévoilé mon jeu et mes objectifs. Il ne me reste plus qu'à poursuivre l'entraînement pour essayer d'éviter les déceptions. La balle est dans mon camp.
P.S. Pour les intéressés, Michel Jodoin a terminé le Marathon de Sables 2010 en un temps de 52h52'23, ce qui le classe du 608e rang. Bravo!
jeudi 13 août 2009
Objectifs « mouvants »
Je ne sais pas si c'est l'effet de la chaleur, mais il me semble que mes objectifs sont moins clairs depuis quelques temps. Ils sont plus flous, plus mous... un peu comme de la crème glacée au soleil...
Lundi passé, après un calvaire d'à peine plus de 5 km, ruisselant de sueur dans une chaleur humide et étouffante et discrètement humilié par ma montre GPS qui me confirmait cruellement ma lenteur, j'en suis venu à me demander ce qui continuera à me pousser à courir, jour après jour.
Le samedi précédent, soit le 8 août, j'avais fait une belle boucle relax sur les rives lavaloises et montréalaises de la rivière des Prairies. 17 km à un rythme moyen de 5:26 min au km. C'était agréable. La vue était belle, surtout en traversant le pont Viau et le pont de chemin de fer (le pont de l'île aux fesses comme on l'appelait dans notre jeunesse).
Hum, sortie plus longue, beau paysage, endroit inusité, rythme soutenu mais agréable, pas trop de souffrance... Je crois que mes futurs objectifs devront inmanquablement satisfaire à ces critères. Sans oublier la découverte, le voyage, le plaisir, l'entraînement et le dépassement. Avec tout ça, la motivation devrait demeurer au rendez-vous.
Point de vue entraînement, je suis en bonne voie pour arriver bien préparé au demi de Montréal. J'ai vraiment hâte au départ sur le pont Jacques Cartier et à l'arrivée au stade. À court terme, c'est ça qui me motive à courir.
Lundi passé, après un calvaire d'à peine plus de 5 km, ruisselant de sueur dans une chaleur humide et étouffante et discrètement humilié par ma montre GPS qui me confirmait cruellement ma lenteur, j'en suis venu à me demander ce qui continuera à me pousser à courir, jour après jour.
Le samedi précédent, soit le 8 août, j'avais fait une belle boucle relax sur les rives lavaloises et montréalaises de la rivière des Prairies. 17 km à un rythme moyen de 5:26 min au km. C'était agréable. La vue était belle, surtout en traversant le pont Viau et le pont de chemin de fer (le pont de l'île aux fesses comme on l'appelait dans notre jeunesse).
Hum, sortie plus longue, beau paysage, endroit inusité, rythme soutenu mais agréable, pas trop de souffrance... Je crois que mes futurs objectifs devront inmanquablement satisfaire à ces critères. Sans oublier la découverte, le voyage, le plaisir, l'entraînement et le dépassement. Avec tout ça, la motivation devrait demeurer au rendez-vous.
Point de vue entraînement, je suis en bonne voie pour arriver bien préparé au demi de Montréal. J'ai vraiment hâte au départ sur le pont Jacques Cartier et à l'arrivée au stade. À court terme, c'est ça qui me motive à courir.
lundi 23 mars 2009
Douleur révélatrice
Hier, c'est avec une certaine appréhension que je me suis rendu à la sortie du dimanche de la gang d'Endurance. Après deux bonnes sorties la fin de semaine précédente, je n'avais rien fait point de vue entraînement cette dernière semaine. J'ai eu beaucoup de travail, notre fille aînée a eu un bon rhume, bref tous les astres semblaient s'aligner pour m'empêcher de reprendre ma routine d'entraînement.
Vers 9 h, notre joyeux groupe s'élançait, direction Parc Lafontaine. Objectif : faire au moins deux tours, pour une sortie d'environ 75 minutes. Nos gazelles ont pris la tête et nous ont rapidement distancés. Je me suis retrouvé avec deux coureurs dont la cadence me convient, habituellement du moins. Tout allait bien jusqu'au début du deuxième tour et puis, paf, un passage à vide. Je n'arrivais plus à suivre. Les jambes lourdes. Le souffle court. Les pensées négatives. Mes compagnons m'ont gentiment proposé de lever le pied. J'ai résisté tant bien que mal, mais vers la fin du deuxième tour, je leur ai dit de ne pas m'attendre et j'ai réduit la cadence. Ouf. Après avoir marché un peu, j'ai repris un jogging léger. Mes jambes me faisaient souffrir.
Tous mes petits malaises ont alimenté mes réflexions, notamment sur mes objectifs de la saison. Depuis quelques temps, je remets en question le réalisme de courir un marathon cette année. Je me rends compte que, des croûtes, j'en ai encore beaucoup à manger. Je dois continuer à travailler mon endurance. L'an prochain? Pour mes 40 ans? Je verrai.
Cette prise de conscience n'est pas le début de la fin de ma « carrière » de coureur. Au contraire. Mais en revoyant à la baisse mes objectifs, je vais pouvoir continuer à m'entraîner en m'amusant. Tant que le plaisir sera au rendez-vous, je continuerai à courir, seul ou en gang, en me fixant des objectifs réalistes selon ma progression. Ceci dit, je vise de terminer le demi du 19 avril en deux heures. L'objectif me semble réaliste.
Vers 9 h, notre joyeux groupe s'élançait, direction Parc Lafontaine. Objectif : faire au moins deux tours, pour une sortie d'environ 75 minutes. Nos gazelles ont pris la tête et nous ont rapidement distancés. Je me suis retrouvé avec deux coureurs dont la cadence me convient, habituellement du moins. Tout allait bien jusqu'au début du deuxième tour et puis, paf, un passage à vide. Je n'arrivais plus à suivre. Les jambes lourdes. Le souffle court. Les pensées négatives. Mes compagnons m'ont gentiment proposé de lever le pied. J'ai résisté tant bien que mal, mais vers la fin du deuxième tour, je leur ai dit de ne pas m'attendre et j'ai réduit la cadence. Ouf. Après avoir marché un peu, j'ai repris un jogging léger. Mes jambes me faisaient souffrir.
Tous mes petits malaises ont alimenté mes réflexions, notamment sur mes objectifs de la saison. Depuis quelques temps, je remets en question le réalisme de courir un marathon cette année. Je me rends compte que, des croûtes, j'en ai encore beaucoup à manger. Je dois continuer à travailler mon endurance. L'an prochain? Pour mes 40 ans? Je verrai.
Cette prise de conscience n'est pas le début de la fin de ma « carrière » de coureur. Au contraire. Mais en revoyant à la baisse mes objectifs, je vais pouvoir continuer à m'entraîner en m'amusant. Tant que le plaisir sera au rendez-vous, je continuerai à courir, seul ou en gang, en me fixant des objectifs réalistes selon ma progression. Ceci dit, je vise de terminer le demi du 19 avril en deux heures. L'objectif me semble réaliste.
vendredi 31 octobre 2008
Entre-temps...
Ces derniers jours, j'ai lu avec intérêt les récits de coureurs qui ont participé au Marathon international de Niagara Falls. Pour certains, le récit était joyeux. Ils ont atteint ou dépassé leur objectif. Pour d'autres, on sentait une certaine déception.
Assis devant mon ordinateur, n'ayant jamais couru plus de 5 km, je me demande où je me situe par rapport à ces coureurs. Quel est mon potentiel de coureur? Avec de l'entraînement, quel pourrait être mon temps dans un 10 km, un demi-marathon ou un marathon? 4 h 30? 4 h? 3 h 30? Je n'en ai aucune idée. Je me sens un peu comme je me sentais avant de participer à ma première cyclosportive en Beauce. Excité, mais intimidé.
J'ai lu sur le site du Marathon de Boston que le temps de qualification pour cette course mythique est 3 h 15 pour mon groupe d'âge. Est-ce un objectif atteignable ou réservé seulement à une certaine élite de coureurs?
J'ai hâte de savoir.
Assis devant mon ordinateur, n'ayant jamais couru plus de 5 km, je me demande où je me situe par rapport à ces coureurs. Quel est mon potentiel de coureur? Avec de l'entraînement, quel pourrait être mon temps dans un 10 km, un demi-marathon ou un marathon? 4 h 30? 4 h? 3 h 30? Je n'en ai aucune idée. Je me sens un peu comme je me sentais avant de participer à ma première cyclosportive en Beauce. Excité, mais intimidé.
J'ai lu sur le site du Marathon de Boston que le temps de qualification pour cette course mythique est 3 h 15 pour mon groupe d'âge. Est-ce un objectif atteignable ou réservé seulement à une certaine élite de coureurs?
J'ai hâte de savoir.
mercredi 22 octobre 2008
Mondes parallèles
Il m'arrive parfois de croire en l'existence de mondes parallèles.
Selon nos intérêts, nous avons accès à un certain nombre de ces mondes. Depuis des années, j'arpente le monde du cyclisme sur route. Je me suis acheté un beau Marinoni, je suis membre d'un club, je fais du spinning, je consulte quotidiennement le site Cyclingnews, je dévore le Vélo Mag, je participe à des cyclosportives et je rêve de me mesurer un jour au Galibier, au Tourmalet et aux autres cols mythiques du Tour de France.
Puis, un jour, une brèche s'ouvre vers un monde nouveau, parallèle. Un monde que l'on découvre, étonné de prendre si tard connaissance de son existence.
Pour moi, l'univers de la course à pied est un exemple de ces mondes parallèles. Depuis que je me suis mis à la course , je découvre une quantité phénoménale d'activités, d'événements et de sites Web dont je n'avais jamais entendu parler auparavant. Pourtant, je suis un gars informé, je lis les journaux, j'écoute la radio, etc.
À la boutique Endurance pour m'acheter des chaussures, mes yeux s'arrêtent sur un dépliant : le Circuit de course à pied du Grand Montréal. 11 courses dans la région de Montréal dont la Classique du Parc Lafontaine, une course qui existe depuis 1949. Hallucinant, je n'en avais jamais entendu parlé.
Sur le Web, je surfe et le monde de la course à pied se révèle lentement à moi : le site Courir à Montréal, le calendrier 2008, un nombre inimaginale de courses de différentes distances, 1 km, 2 km, 5 km, 10 km, le Marathon de Montréal, le Marathon d'Ottawa, des techniques d'entraînement, des clubs de course, des blogues de coureurs. Tout est nouveau, intéressant, intrigant.
Dans le sillage de mes lectures naissent de nouveaux objectifs, de nouveaux défis. Courir 5 km, améliorer mon temps, allonger mes parcours, participer à d'autres courses en 2009, viser 10 km, un demi-marathon... L'objectif ultime, le marathon. Est-ce que je serais capable?
Je poursuis donc l'exploration de ce nouveau monde. À chacune de mes sorties, au rythme de mes enjambées, je fais de la place à mes nouveaux projets. Je rêve toujours de dénouer les 21 lacets de l'Alpe ou de vibrer sur les pavés de la Trouée d'Arenberg. Mais ces rêves de cycliste devront dorénavant cotoyer des objectifs de coureurs, qui se précisent de jour en jour.
Dans l'attente d'une nouvelle brèche vers un autre monde parallèle...
Selon nos intérêts, nous avons accès à un certain nombre de ces mondes. Depuis des années, j'arpente le monde du cyclisme sur route. Je me suis acheté un beau Marinoni, je suis membre d'un club, je fais du spinning, je consulte quotidiennement le site Cyclingnews, je dévore le Vélo Mag, je participe à des cyclosportives et je rêve de me mesurer un jour au Galibier, au Tourmalet et aux autres cols mythiques du Tour de France.
Puis, un jour, une brèche s'ouvre vers un monde nouveau, parallèle. Un monde que l'on découvre, étonné de prendre si tard connaissance de son existence.
Pour moi, l'univers de la course à pied est un exemple de ces mondes parallèles. Depuis que je me suis mis à la course , je découvre une quantité phénoménale d'activités, d'événements et de sites Web dont je n'avais jamais entendu parler auparavant. Pourtant, je suis un gars informé, je lis les journaux, j'écoute la radio, etc.
À la boutique Endurance pour m'acheter des chaussures, mes yeux s'arrêtent sur un dépliant : le Circuit de course à pied du Grand Montréal. 11 courses dans la région de Montréal dont la Classique du Parc Lafontaine, une course qui existe depuis 1949. Hallucinant, je n'en avais jamais entendu parlé.
Sur le Web, je surfe et le monde de la course à pied se révèle lentement à moi : le site Courir à Montréal, le calendrier 2008, un nombre inimaginale de courses de différentes distances, 1 km, 2 km, 5 km, 10 km, le Marathon de Montréal, le Marathon d'Ottawa, des techniques d'entraînement, des clubs de course, des blogues de coureurs. Tout est nouveau, intéressant, intrigant.
Dans le sillage de mes lectures naissent de nouveaux objectifs, de nouveaux défis. Courir 5 km, améliorer mon temps, allonger mes parcours, participer à d'autres courses en 2009, viser 10 km, un demi-marathon... L'objectif ultime, le marathon. Est-ce que je serais capable?
Je poursuis donc l'exploration de ce nouveau monde. À chacune de mes sorties, au rythme de mes enjambées, je fais de la place à mes nouveaux projets. Je rêve toujours de dénouer les 21 lacets de l'Alpe ou de vibrer sur les pavés de la Trouée d'Arenberg. Mais ces rêves de cycliste devront dorénavant cotoyer des objectifs de coureurs, qui se précisent de jour en jour.
Dans l'attente d'une nouvelle brèche vers un autre monde parallèle...
Inscription à :
Articles (Atom)