lundi 16 janvier 2012
De la neige, enfin!
Parlant de neige, comme Pepére, j'ai couru jeudi dernier dans la tempête qui blanchissait Montréal. Contrairement à lui cependant, je n'ai pas trouvé le chaînon manquant de l'évolution (voir vendredi, commentaire savoureux!). J'ai même été témoin d'une manifestation de la subtilité de l'esprit humain. Oui, oui, c'est possible, même dans une tempête de neige. En me voyant trotter dans sa direction, un homme m'a crié : « Lâche pas, tu as deux minutes d'avance sur les autres! ». Très sympa!
Autre beau moment : sur Sherbrooke, dans la lumière diffuse du mat du stade, j'ai été accompagné par le piano de Patricia Barber et l'extraordinaire solo de guitare de Neal Alger. Les yeux pleins de flocons et des frissons dans le dos...
mardi 24 mai 2011
Ottawa d'abord, puis on verra...
Une partie de moi aurait préféré entendre une réponse négative. Je courais avec Yves et je lui avais demandé si c'était envisageable pour moi de retrancher plus de 30 minutes à mon temps pour espérer une qualification pour Boston.
« Mais tu dois modifier ton entraînement. Améliorer ta vitesse en courant plus de 10 km. Faire plus de piste.... »
Combien d'années pour tenter ma chance?
« Selon ton résultat à Ottawa, un à deux ans. »
Bah, je ne suis pas si pressé. À compter de l'année prochaine, pour les 40-44 ans, le temps de qualification sera de 3 h 15. Ouf! Je connais plusieurs mentors dont le MT tourne autour de 3 h 15 et honnêtement, je ne suis pas de leur calibre. Par contre, les 45-49 ans ont droit à 10 minutes de plus. 3 h 25 ... Boston pour mes 45 ans? Ça vaut au moins la peine d'essayer. Sans toutefois en faire une obsession. Si la porte de Boston reste fermée pour moi, j'userai assurément mes semelles sur d'autres parcours. Il n'y a que l'embarras du choix.
Alors Ottawa ce dimanche. Tout se présente bien. Nuageux avec éclaircies et averses isolées, relativement frais, peu de vent, en bonne compagnie. Un peu moins de 4 jours...
J'ai drôlement hâte!
vendredi 15 avril 2011
La blogosphère et moi
J'ai donc été flatté par la proposition de Sylvie de présenter un portrait de moi sur son blogue - à titre de premier papa coureur. J'ai eu beaucoup de plaisir à répondre à ses questions. Pour donner une certaine pertinence et cohérence à mes propos, j'ai revisité les billets que j'ai écrits ces trois dernières années. Une occasion de faire le point sur mes réalisations de coureur. Drôlement intéressant de relire ce qui me traversait la tête avant mon premier demi-marathon et de suivre l'évolution de mon engagement dans EDLC.
Comme on dit, c'est une bonne chose de savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va...
vendredi 25 mars 2011
Nouvelles expériences de mentor
Dans le tumulte des dernières semaines, j'ai poursuivi mon entraînement tant bien que mal, j'ai réussi à faire les séances d'intervalles, mais l'endurance fait défaut. Je l'ai cruellement senti hier soir. Pas d'énergie et les jambes très lourdes pendant notre court entraînement à CDN.
C'est dans ce contexte que je me prépare à courir le 10 km à LaSalle ce dimanche avec les jeunes d'EDLC, avec une confiance chancelante. Ce n'est pas la distance qui m'effraie, mais le rythme de course suggéré. À la lumière des résultats des deux 5 km, l'entraîneur a établi les « paces » que nos jeunes devraient adopter dès le départ. Pour les plus rapides du groupe, le coach suggère de partir à 4:30 min/km. Malheureusement pour moi, M fait partie de ce groupe de gazelles. Je ne courrai donc pas avec lui. Avec mon niveau de forme actuelle, je vais essayer de m'accrocher au groupe de 4:45 min/km et de tenir jusqu'au bout.
Je suis déçu de ne pas pouvoir suivre M parce que c'est vraiment dans les courses que j'ai tissé des liens plus solides avec le jeune que j'accompagnais l'an dernier. Cette année, sur de courtes distances, M est beaucoup trop rapide pour moi. Je vis donc une expérience très différente par rapport à l'an dernier et honnêtement moins satisfaisante jusqu'à présent. Je n'ai pas réussi à créer un climat de complicité à ce jour. Ce n'est peut-être pas uniquement une question de vitesse de course; le tempérament joue aussi un rôle important. Mais, je suis convaincu que le fait de courir ensemble, de relever un défi ensemble et de travailler fort ensemble, en s'encourageant mutuellement, aide à créer des liens qui ne se seraient peut-être jamais tissés autrement. Ces jours-ci, je me sens moins utile dans mon rôle de mentor. J'espère que ça va changer à mesure que les distances de course augmenteront et que les rythmes de course se rapprocheront davantage des vitesses que je peux espérer maintenir.
mercredi 9 mars 2011
Ah, p'tite vie...
Pas le temps de faire autre chose. Pas le temps de m'entraîner, pas le temps de penser, pas le temps de prendre le temps...
Ce matin, j'aimerais vraiment être indépendant de fortune!
mercredi 23 février 2011
Pauvre Montréal... (réflexions d'un coureur solitaire)
Ce midi, je suis allé courir avec une amie au Parc LaFontaine. Montréal était belle aujourd'hui, sous ce soleil généreux. Même les immenses cheminées de l'ancien incinérateur avaient du charme dans ce ciel bleu sans nuage.
La course à pied m'a permis de voir Montréal différemment. J'ai couru sur le pont Jacques-Cartier, le pont Viau, le pont Pie-IX. J'ai redécouvert le Mont-Royal, le canal Lachine et un nombre impressionnant de jolis parcs, notamment le Parc de l'Île de la Visitation, où je cours chaque fois avec beaucoup de plaisir. J'aime l'architecture urbaine de Montréal, ses viaducs, ses gratte-ciel, ses shops et la multiciplité de ses ruelles. J'arrive même à aimer la silhouette du stade et de son mat, en faisant abstraction, quelques secondes, de son coût exorbitant.
Bref, j'aime Montréal. Mais comme le disait un des invités de l'émission Tout le monde en parle dimanche dernier, j'ai mal à mon Montréal. J'ai mal à mon Montréal quand j'entends le flot presque continu de conneries qui sont prononcées au conseil municipal. J'ai mal à mon Montréal quand je suis confronté au manque d'audace de nos dirigeants municipaux et quand je vois l'absence de vision dans les projets qui forgeront la ville de demain, comme l'échangeur Turcot, le pont de la 25 et l'ensemble du dossier du transport en commun. J'ai mal à mon Montréal quand je pense au dossier du trajet du marathon, qui illustre tristement l'imbroglio administratif dans lequel s'est enlisée ma ville.
Et ce qui me fait le plus mal et qui me met hors de moi (pour rester poli!), c'est d'entendre mon bon maire répéter ad nauseam qu'il ne savait pas, qu'il n'était pas au courant.
Faut pas nous prendre pour des cons!
lundi 7 février 2011
Apocalyptica et parfum 1, petite voix 0
Sur le chemin du retour, autre expérience sensorielle intense. Sur le trottoir quelques dizaines de mètres devant moi, une fille marchait. De dos, je ne voyais que son grand manteau et sa tuque rouge. Arrivé près d'elle, j'ai traversé un courant de parfum que le vent avait doucement poussé vers moi. Je ne sais pas de quoi cette fille avait l'air, mais qu'est-ce qu'elle sentait bon! Même une fois dissipée, cette douce odeur a continué à meubler mes pensées, ne laissant aucune chance à la voix de dire quoi que ce soit.
Je reprends le tout demain matin, en révisant quelque peu mes choix musicaux. Et qui sait, avec un peu de chance, le vent poussera peut-être à nouveau un délicieux parfum dans ma direction.
dimanche 6 février 2011
D'un extrême à l'autre...
Après avoir récemment souffert de crampes aux pouces à force de me les tourner, un seul téléphone du bureau a radicalement bouleversé mon horaire et a dicté mon emploi du temps jusqu'au 21 février à 8 h. Un seul fichier, beaucoup de mots, une échéance non négociable. En résumé, l'équivalent de presque deux mois d'ouvrage en un seul. Super, je vais combler le retard accumulé en décembre et début janvier, mais moins super, j'ai dû déroger de mon plan d'entraînement. Faute de temps bien sûr, mais surtout par manque de tranquillité d'esprit. Aller courir ne me reposait pas, ne me calmait pas. Une petite voix me rappelait sans cesse qu'une montagne de travail m'attendait, que j'allais sûrement regretter de consacrer ce temps si précieux à une activité aussi futile que de courir en rond au parc Jarry.
Habituellement, j'arrive aisément à faire taire cette petite voix. Mais pas ces derniers temps. Tous ces mots me pesaient sur la conscience et fournissaient des arguments convaincants à ladite voix. Résultat : beaucoup moins d'entraînement que prévu et une aiguille de pèse-personne pointant un peu plus vers la droite. Cas classique : assis toute la journée, trop de café, repas moins équilibrés, plus de cochonneries.
Mais, bon, heureusement tout n'est pas noir. Malgré toutes mes dérogations au plan d'entraînement, grâce à mon engagement de mentor, j'ai fait tout de même une dizaine de sorties en janvier pour un total d'environ 86 km. Pas de quoi pavoiser, j'en conviens, mais la forme est tout de même au rendez-vous. Jeudi dernier, après un court entraînement avec les jeunes, j'ai enchaîné avec quelques intervalles et quelques accélérations, et j'étais heureux de la réponse générale de mes jambes.
Alors, je ne désespère pas. Le marathon est encore loin. Mon gros projet est sous contrôle. Je suis un peu plus rassuré. Les deux prochaines semaines seront assez intenses. Vais-je avoir l'esprit assez tranquille pour reprendre plus assidûment mon plan? Vais-je pouvoir clouer le bec à la petite voix fatigante? Pas sûr... Peut-être avec de la musique, forte. Quelques découvertes récentes, comme Flyleaf ou Apocalyptica, pourraient faire l'affaire. D'ailleurs, j'ai très hâte au 10 mars, les gars d'Apocalyptica seront au Métropolis avec leurs violoncelles et leurs looks gothiques. J'y serai, même si je crains de faire augmenter la moyenne d'âge du public. Pas sûr qu'il me reste un t-shirt à tête de mort dans mes tiroirs...
mardi 11 janvier 2011
Pas de nouveau trajet en 2011 - lettre d'un mentor à Yves Boisvert
par Pierre Lequient, 10 janvier 2011, à 09:20.
Bonjour M. Boisvert,
J'attendais impatiemment cette (excellente) chronique de ce lundi matin. J'ai justement parlé à Jean-Yves Cloutier hier matin, lors d'une petite course de 5km organisée au Jardin Botanique pour les Étudiants dans la course (EDLC).
Ce que je craignais est en train de se produire -- un blocage kafkaïen à la ville, et à vous lire il semble déjà trop tard pour obtenir le nouveau trajet du marathon cette année. Ce que je crains maintenant encore plus, c'est qu'il y ait peu ou pas de réaction chez tous les concernés à la Ville, en plus du fait qu'ils peuvent tous se renvoyer la balle advitam eternam, et ce dans l'indifférence générale du Montréalais moyen.
Comme marathonien et comme citoyen du Grand Montréal, ce que je me demande, c'est comment faire pression, comment faire bouger les choses dans cette structure pénible, comment vaincre le monstre? Quelles sont les actions des coureurs et des citoyens intéressés qui seront les plus efficaces? Sur qui faire pression en premier? Et ensuite?
Je crois qu'il faudra une combinaison de mobilisation positive (e.g. créer un défi 2011 ou défi 2012, avec objectifs concrets liés à une meilleure reconnaissance internationale de notre marathon), de tactiques négatives (en ciblant certains politiciens et gens au pouvoir, qui par leurs gestes ou par leur inaction, bloquent l'élan), et une communication par les grands médias de tout cela et des dates butoir à rencontrer pour chaque étape du processus. Il faudrait aussi que l'organisation du marathon recrute un porte-parole populaire du monde sportif professionnel (et bénévole si possible), un joueur ou un vétéran des Canadiens par exemple, qui amènerait une visibilité récurrente à la cause.
Dernière idée, un peu folle mais qui a peut être du potentiel: organiser ce mois-ci une mini course artisanale de 4.2km dans le vieux port de Montréal (sans autorisation, mais de petite envergure, avec couverture médiatique), avec une petite mise en scène et des clowns, en exposant la problématique par l'absurde.
La course a le vent dans le dos en ce moment au Québec, comme ailleurs dans le monde... il ne faut pas perdre ce momentum.
Merci de plaider notre cause!
lundi 10 janvier 2011
Pas de nouveau trajet en 2011
Bien sûr, il y a le pont Jacques-Cartier, les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame, quelques beaux petits coins comme la rue de la Commune et la descente de la rue De Lorimier, et l'approche du stade. Mais il faudra se retaper Des Carrières et l'interminable segment sur Rachel, jusqu'à Pie-IX. C'est déjà pas jojo en temps normal, imaginez avec 35 km dans les pattes. On finira encore dans le stade, cette arrivée si prometteuse qui m'a malheureusement toujours laissé sur ma faim. L'arrivée au stade, c'est un non-événement en quelque sorte. Déjà visible de la ligne de départ, le stade se laisse désirer pendant les 42,2 km. En haut de la côte de Pie-IX, les préliminaires vont bon train, le mat se fait invitant et on se met à fantasmer sur la Porte Marathon. Mais une fois à l'intérieur, ça tombe à plat, les illusions s'envolent. L'arrivée au stade, c'est comme un coït sans orgasme.
C'est bien dommage tout ça. Avec un peu de volonté, il y aurait sûrement moyen d'avoir un plus beau parcours, ce qui aiderait à créer un engouement pour le Marathon, ce qui attirerait davantage de coureurs, ce qui favoriserait le tourisme, ce qui permettrait à plein de monde de faire des sous, tout en faisant la promotion de l'exercice physique et du dépassement personnel. Ben non, à Montréal, c'est très compliqué. Hey, M. le maire. C'est bien beau, les bixis, mais faudrait pas s'arrêter là!!!
lundi 3 janvier 2011
Bon, finies les folies...
Finalement, je n'ai même pas sorti mes souliers de mon sac de sport...
Pourtant, la veille de chaque sortie, je démontrais une volonté d'acier. Froid, pluie, vent, glace, peu importe! J'allais aller brûler au moins quelques centaines de calories ingérées en trop.
Malheureusement, au réveil, ma volonté d'acier de la veille laissait place à un état second, souvent jumelée à un estomac de travers et à un grand besoin d'hydratation.
En cette période de l'année où les téléphones ne dérougissent pas dans les différents centres de conditionnement physique, je ne prendrai aucune résolution. En ce 3 janvier 2011, je me lance plutôt un défi. Certains diront que ça revient pas mal au même, mais pas moi. Une résolution, ça fait un peu looser. C'est se résoudre à quelque chose, s'y résigner. Alors, je ne me résous pas à suivre à la lettre mon programme d'entraînement, mais plutôt je me lance le défi de le suivre assidûment. C'est plus positif, plus proactif (ouf, séance de renforcement positif plus ou moins concluante...).
Mais je sens que ça va être dur... Pour soutenir ma volonté parfois vacillante et m'aider à relever mon défi, j'ai pris quelques dispositions : je vais courir le marathon d'Ottawa avec des amis mentors d'EDLC et m'entraîner aussi souvent que possible avec eux, notamment au Mont-Royal une fois par semaine. Nous allons également courir ensemble avant ou après les entraînements avec les jeunes d'EDLC. C'est très motivant de courir en groupe. Pour mes séances en solitaire, j'ai inscrit dans mon agenda et sur un calendrier la durée et l'intensité de chaque entraînement. Il ne me restera plus qu'à me botter l'cul et à suivre le plan. Idéalement, le matin avant le travail, en partant en même temps que mes filles.
Alors, voilà! Le défi est lancé. Finies les folies : je m'y mets dès demain.
jeudi 9 décembre 2010
Rappel : nous vivons dans un pays nordique
Chaque année, on dirait que les Montréalais viennent collectivement d'émigrer d'un pays chaud et qu'ils affrontent l'enfer blanc pour la première fois. Que les Parisiens soient désemparés devant une Tour Eiffel enneigée, je peux comprendre. Mais à Montréal, il n'y a pas de raisons de capoter, même si, Ô surprise, on se retrouve avec 25 cm de neige quand les modèles météo en avaient prévu au plus 5 cm.

Lundi, dans une salle d'attente, j'écoutais les gens autour de moi. Les discussions portaient inévitablement sur la première tempête de l'année. Par la grande fenêtre, on voyait que la chute de neige s'intensifiait. Les manteaux des nouveaux arrivés étaient de plus en plus couverts de blanc. Les récriminations ne tardaient pas : C'est l'enfer dehors. Les trottoirs ont même pas été nettoyés. C'est super glissant. Puisque mes filles lisent à l'occasion mon blogue, je vous fais grâce de la terminologie très colorée qui accompagnait ces descriptions hivernales fort peu élogieuses.
Lorsque je me préparais à reprendre le chemin de la maison, une gentille infirmière m'a souhaité bonne chance. Vous pouvez imaginer sa surprise lorsque je lui ai dit que je n'aurais aucun problème de circulation puisque je retournais chez moi en joggant. Par ce temps?!? J'imagine qu'elle me voyait déjà de retour à l'urgence avec un poignet cassé ou une épaule disloquée. J'ai eu beau lui dire que j'avais des crampons dans mon sac, elle n'avait pas l'air rassuré en me voyant passer la porte.
Dehors, les pauvres flocons nous fouettaient le visage, poussés par un vent plutôt insistant. La tuque bien enfoncée sur les oreilles, j'ai pris la direction nord. En traversant le parc Laurier, j'ai croisé un autre coureur, un autre brave, un autre Montréalais amoureux de l'hiver, comme heureusement il y en a tant d'autres.
On ne peut pas affronter l'hiver. Il est trop fort, il gagnera toujours. La seule issue possible, c'est de jouer avec lui. Bon hiver!
mardi 16 novembre 2010
EDLC fait des petits
Voici le message de l'instigatrice du projet, Edith Montpetit, conseillère pédagogique en éducation physique et à la santé, Commission scolaire des Grandes-Seigneuries
Nous avons démarré un projet dans deux écoles de notre Commission scolaire en Montérégie inspiré de votre merveilleux programme Étudiants dans la course. Nous expérimentons le projet dans deux écoles pour cette année mais nous souhaitons l'offrir à toutes les écoles secondaires dès l'an prochain. La réponse est excellente, plus de 40 jeunes et 13 mentors sont impliqués dans le projet. Nous avons fait un lancement le 3 novembre dernier afin de présenter les mentors et leurs jeunes et d'expliquer aux parents le projet et leur rôle afin de soutenir leur jeune. Merci pour votre merveilleuse source d'inspiration.
Dans le cadre de ce projet, les jeunes vont s’entraîner à raison d’au moins 3 entraînements par semaine dans le but de courir un 5 km à la course du père Noël le 4 décembre 2010 et de participer à l'épreuve du 15 km du Défi Gérard Côté le 8 mai 2011. N'hésitez pas à les encourager si vous participez à ces événements.
Je ne suis pas étonné de lire que la réponse à ce nouveau programme est excellente. À cet âge, les jeunes sont curieux et intéressés à relever des défis. Lorsqu'on leur présente de beaux projets, ils se sentent interpellés et acceptent volontiers de se lancer dans l'aventure. EDLC, tout comme Vi O Max et les projets du groupe DesÉquilibres, sont de beaux projets qui amènent les jeunes à se découvrir et à côtoyer des adultes dans des contextes autres que familiaux ou scolaires. L'engagement des adultes dans ces projets est d'une importance cruciale. Comme le disait récemment Pierre Lavoie, en lançant son nouveau défi de lutte contre le décrochage scolaire, nous avons tous une responsabilité à jouer dans la réussite de nos jeunes. Il faut cesser de toujours s'en remettre à l'école et au gouvernement pour régler tous les problèmes. Nous avons tous un rôle à jouer, selon nos aptitudes et capacités. Je salue l'initiative d'Édith Montpetit et j'espère que d'autres beaux projets inspirés d'EDLC continueront à voir le jour.
L'intérêt suscité par ces types de projet me pousse à me poser des questions sur l'orientation même d'EDLC. Cette année, nous accueillons dix jeunes de plus de l'an dernier. 30 jeunes, c'est bien, mais c'est bien peu lorsqu'on sait qu'une cinquantaine de jeunes dans une seule école s'étaient montrés intéressés. De ce nombre, nous ne pouvions en sélectionner que... quatre... Bien sûr, EDLC ne peut pas grossir trop vite. Il suffit de voir la taille du groupe le dimanche matin au CPC pour comprendre l'ampleur du défi logistique que représente EDLC. Certains prétendent même que le projet dans sa structure actuelle pourrait difficilement accueillir beaucoup plus de participants. Il faut tenir compte de la capacité des installations, des partenaires, des commanditaires, des mentors, etc. Les résultats d'une évaluation de la première édition du projet révèlent aussi que, de façon générale, les personnes sondées souhaitent qu'EDLC reste petit, en gardant cette atmosphère de type familial.
Je suis bien sûr d'accord avec cette conclusion. Grâce au mentorat individuel et à l'ensemble de avantages offerts, EDLC met en place les conditions idéales pour aider chaque jeune à atteindre son objectif. Pour faire une analogie, EDLC est la Cadillac des projets. Mais pour poursuivre l'analogie automobile, avec une Honda Accord au lieu d'une Cadillac, pourrions-nous accueillir davantage de jeunes tout en continuant à atteindre les objectifs fondamentaux du projet? Je n'ai évidemment pas de réponse à cette question, mais les pistes de réflexion ne manquent pas. Il y aurait bien sûr des compromis à faire. Resterait à déterminer dans quelle mesure la structure actuelle du projet pourrait être modifiée tout en respectant la vision, les valeurs et l'esprit même d'EDLC...
mercredi 10 novembre 2010
Des objectifs qui se précisent lentement
5 km du Club des Vainqueurs (9 janvier)
Défi hivernal de l'Île Bizard - 5 ou 10 km (mi-février)
Course de LaSalle - 10 km (27 mars)
Défi printanier du YMCA - 5 ou 10 km (7 mai)
Tour du Lac Brome - 20 km (19 juin)
Maski-Courons - 21,1 km (7 août)
Marathon de Montréal (25 septembre)
Pour toutes ces courses, je ne vise évidemment pas à améliorer mes temps. L'objectif consistera à accompagner de mon mieux le jeune avec qui je serai jumelé.
Sur le plan personnel, je compte bien participer au Banque Scotia 21 k (17 avril) et établir un nouveau MT sur la distance (1:43). Mais mon principal objectif personnel en 2011 sera le Marathon d'Ottawa (29 mai). Je suis d'ailleurs déjà inscrit au marathon et au 2 km avec toute ma petite famille. Même hôtel que l'an dernier, à deux pas du départ. Vraiment pratique. L'an dernier, les filles ont tellement trippé sur la chambre et la piscine. Pour améliorer mon temps de 3:47, j'ai choisi de suivre l'entraînement proposé pour courir un marathon en 3h30. Le premier objectif sera donc de suivre le programme aussi fidèlement que possible, ce qui devrait m'aider à renforcer ma confiance. Puisque je suis un peu pissou de nature et que je n'aime pas spécialement souffrir, j'ai tendance à choisir un pace peut-être un peu trop conservateur pour éviter le fameux mur. Un marathon en 3h30. 5 min/km pendant 42,2 km. Ouf, pour l'instant, ça me semble monstrueux. On verra bien.
Pour préparer mon marathon, en plus du Banque Scotia 21 k, j'aimerais bien participer à l'épreuve du 30 km du Demi-marathon international de Québec le 1er mai. Mais bon, ça va demander un peu de négociation conjugale ;-)
Après le marathon d'Ottawa, je vais réintégrer les rangs et me «contenter» de suivre l'entraînement des jeunes d'EDLC. Je vais porter une attention particulière à ma récupération post-marathon pour éviter de souffrir autant que l'an dernier au Tour du Lac Brome.
Ces derniers temps, on m'a parlé très positivement de certains marathons d'automne : le Mohawk Hudson River Marathon et le Green Mountain Marathon. Par contre, puisque le Marathon de Montréal est à la fin septembre, je devrai vraisemblablement mettre une croix là-dessus. Philadelphie en novembre?
On verra bien...
vendredi 29 octobre 2010
ÉDLC - C'est bel et bien parti
De nombreux mentors étaient également présents hier. Plusieurs anciens et des nouveaux. La grande visibilité du projet autour du marathon a favorisé le recrutement d'un grand nombre de nouveaux mentors. Des coureurs de tout horizon, tous motivés par le même objectif. La magie d'EDLC continue de s'opérer et de toucher autant les adultes que les jeunes. Je suis particulièrement heureux de voir Bruno se joindre à notre équipe.
Hier, le temps était gris, mais ce genre de soirée nous change de la grisaille ambiante, de l'actualité déprimante. En courant, je pensais au très beau spectacle de Luc de la Rochelière que j'ai vu récemment. Ces textes me touchent beaucoup, notamment lorsqu'il dépeint les travers de notre société. Dans la chanson J'ai vu, il expose une longue liste de raisons qui justifieraient qu'on abandonne, qu'on baisse les bras. Mais il termine sur des notes d'espoir. J'ai vu des inconnus s'unir pour reconstruire et puis des vies sauvées par un simple sourire. Pour moi, ÉDLC s'inscrit parfaitement dans cette vision. Des inconnus qui travaillent ensemble à un objectif commun. L'être humain est capable de si bien faire les choses, quand il le décide. Bizarrement, chaque personne individuellement souhaite vivre en harmonie avec son prochain. Mais dès que des intérêts sont en jeu, les choses se compliquent. Hier, c'était simple, 7 jeunes souriants et des adultes heureux de courir avec eux. Un petit moment de bonheur, tout simplement.
mardi 26 octobre 2010
Bye bye naïveté
Ce discours est bien beau, mais la réalité de certains jeunes nous empêche de nous draper dans une naïveté réconfortante. Hier, on me parlait d'un jeune qui aurait aimé participer à la Classique du Parc LaFontaine, mais qui n'avait pas 15 $ pour s'inscrire. J'imagine sa déception. On lui a fait découvrir la course à pied, il y a pris goût et s'est avéré être un très bon coureur. Et quand lui vient l'idée de participer à une course organisée, sa réalité le rattrape comme une « claque s'a yeule ». De mon point de vue de membre de la classe moyenne-élevée de notre belle société, ces situations sont inimaginables. Je ne sais pas quel dieu je dois remercier d'être où je suis aujourd'hui. Bien sûr, tout ne m'est pas tombé du ciel, j'ai travaillé et j'ai fait des choix qui m'ont mené où je suis. Mais serais-je à la même place si la petite graine de mon existence avait pris racine dans un terreau moins fertile?
Ce matin, je pontifie sur ces questions en utilisant un ordinateur coûteux et en sirotant un deuxième cappuccino. Je ne fais pas un salaire de médecin spécialiste, loin de là, mais ma famille vit bien et mes filles ne manquent de rien, malgré ce qu'elles peuvent parfois en penser... Mais mon expérience d'ÉDLC m'a ouvert les yeux en m'obligeant à aller au-delà des clichés et des idées reçues. Je n'avais qu'une idée théorique de la pauvreté. Chaque année, je donnais à Centraide et à d'autres causes. Je faisais ma part pour aider mon prochain, mais sans me salir les mains, sans m'investir concrètement et surtout sans m'exposer émotivement. Grâce à ÉDLC, la pauvreté a maintenant un visage. Ce n'est plus un concept théorique. Les enjeux sont complexes et il n'y a pas de solutions simples. Pas de bonne fée ni de baguettes magiques. Mes certitudes ont été ébranlées à bien des égards.
Cette semaine, 30 jeunes de Côtes-des-neiges, d'Hochelaga-Maisonneuve et de Montréal-Nord entreprennent l'entraînement en vue de participer au Marathon de Montréal de 2011. Encore cette année, je serai mentor. Mon expérience de l'an dernier a été si riche à tous les niveaux que je ne pouvais pas faire autrement que de m'embarquer à nouveau dans l'aventure. J'ai beaucoup appris sur moi-même et je pense globalement être une meilleure personne aujourd'hui. Plus engagé, plus réaliste et beaucoup moins naïf...
mercredi 1 septembre 2010
EDLC - Plus de quelques jours...
Dimanche le 5 septembre, ils seront finalement une douzaine à prendre le départ sur le pont Jacques Cartier, certains avec l'objectif ambitieux de franchir la distance en 3 h 30 et d'autres avec l'objectif tout aussi ambitieux de courir, marcher, courir, marcher à nouveau, recourir et remarcher... le temps qu'il faudra pour parcourir ces fameux 42,2 km.
Petite semaine pour les jeunes, mais très chargée pour les organisateurs :
- 2 sept. Émission de Christiane Charette entre 10 h et 10 h 20. Un jeune et son mentor accompagneront Stéphane Lemay, l'instigateur du projet
- 2 sept. Conférence de presse du marathon de Montréal. À la table avec Bernard Arsenault et M. Craquepoutte, entre autres, Stéphane Lemay, un jeune et son mentor
- 2, 3 et 4 sept. Kiosque EDLC à l'Expo-marathon
- 5 sept. Le jour du grand défi. Courte présentation du projet avant le début du marathon par moi-même.
- 6 sept. Participation de plusieurs jeunes à l'émission Ado-radio à Radio-Canada
Je vous fais grâce des innombrables détails logistiques pour assurer le bon déroulement de ces derniers jours. Une chose est certaine : tout a été mis en oeuvre pour que les jeunes se présentent sur le pont dimanche matin dans les meilleures dispositions possibles (souper de pâtes à veille, boîtes à lunch pour le déjeuner prémarathon, transport en autobus, bénévoles le long du parcours, etc, etc.).
Je parlais plus haut d'une petite semaine pour les jeunes. Sur le plan entraînement peut-être, mais pas au niveau des émotions. J'essaie de me mettre dans leur peau. À 17 ou 18 ans, je n'aurais jamais pu imaginer courir un marathon. Quel accomplissement! Mais il ne faut pas oublier que bon nombre de ces jeunes auront des sentiments partagés en franchissant la ligne d'arrivée, entre la fierté d'avoir relevé un si grand défi et la tristesse de voir se terminer pour eux cette belle aventure. Ils devront apprendre à gérer la fin d'EDLC. Bien sûr, ils pourront revenir courir avec nous si le coeur leur en dit, mais ils n'auront plus accès aux mêmes droits et privilèges. Cette coupure nous inquiétait beaucoup, mais après discussion avec Dr Julien, nous avons convenu que les jeunes doivent comprendre que toute bonne chose à une fin. Nous espérons maintenant que la volonté et la détermination qu'ils ont démontrées pendant le projet se manifestent également dans la poursuite de leurs études et la réalisation de leurs projets futurs. EDLC leur a donné des outils. À eux maintenant de s'en servir.
mercredi 18 août 2010
ÉDLC - Beau témoignage d'un jeune
Nous avons donc perdu des joueurs en cours de route. C'est vraiment dommage parce que certains d'entre eux auraient vraiment bénéficié de terminer le programme et surtout de profiter de la bourse qui y est rattachée. Toutefois, nous sommes convaincus que des graines ont été semées et qu'un jour elles porteront fruit.
Bon, assez parler de déceptions! Concentrons-nous sur les éléments positifs, et ils sont très nombreux. À titre d'exemple, je vous propose de lire le témoignage d'Hamed publié dans Courir.org. Je pourrais aussi vous parler de Juan Pablo, de Marc-Antoine, de Jean-Sébastien, de Samuel, d'Esdras, de Jonathan, etc. Il fallait les voir dimanche dernier après la longue course de 3 h. Crevés, bien sûr, mais souriants et surtout fiers.
mardi 10 août 2010
De retour!
Le départ
Au 10e km
Le sprint final
vendredi 28 mai 2010
Les dés sont jetés...
Es-tu prêt pour dimanche?, me demande un ami-mentor.
Je crois que oui...
Une chose est certaine : je n'ai jamais été aussi prêt. Ma forme actuelle est 100 fois meilleure que celle que j'avais lorsque je me suis présenté bien naïvement à la ligne de départ du marathon de Niagara Falls à l'automne dernier. Par contre, si on me demande si j'ai suivi à la lettre mon programme d'entraînement, je suis obligé de dire que non. Mais j'ai accumulé des km comme jamais auparavant. J'ai découvert le «commuting running», ce qui m'a permis de courir beaucoup plus sans y consacrer beaucoup plus temps. J'ai trouvé un rythme d'entraînement qui me convient et qui ne gruge pas trop le temps réservé aux activités conjugales et familiales.
Est-ce que ce sera suffisant pour terminer un marathon en moins de 4 heures? J'aurai la réponse d'ici peu.