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dimanche 27 mars 2011

10 km de LaSalle

S'il est vrai qu'à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, alors à moi la gloire et les honneurs! Je peux fièrement dire que je me suis bien battu dans les rues de LaSalle. Bien sûr, je me suis battu contre le froid et le vent qui soufflait sur certaines portions exposées du parcours. Mais ma plus grande bataille, je l'ai livrée contre moi-même. J'ai combattu le doute, et j'ai remporté une petite victoire. Je savais que je ne m'étais pas suffisamment entraîné en février et mars. Le ski alpin en famille, c'est vraiment agréable, mais ce n'est pas une bonne préparation pour la saison de course à pied. Malgré tout, je me suis mis dans la tête de m'accrocher au groupe de 4:45 min/km. Objectif ambitieux, mais réaliste me semblait-il. Le groupe s'est rapidement désintégré. Nos jeunes gazelles ont rapidement accéléré, et nous nous sommes retrouvés à seulement trois : Maxime, notre lapin qui a gentiment trotté les 10 km; Stéphane « The Machine » qui a fait une super course; et moi, très convaincant dans mon rôle de maillon faible. Au 5e km, nous étions dans les temps, voguant difficilement dans mon cas vers un meilleur temps sur la distance. Toujours une emjambée derrière Stéphane, je m'accrochais. Après un passage à un point d'eau, j'ai pris une dizaine de mètres de retard, ce qui a réalimenté mes doutes. J'étais sur le point de leur crier de partir sans moi, mais une petite voix a résonné dans mon cerveau, m'ordonnant de me la fermer et d'aller les rejoindre. Pendant ce temps, mes compères ont eu pitié de moi et ont légèrement levé le pied. J'ai comblé l'écart tranquillement, mais sûrement. Après avoir traversé le pont, j'ai profité du vent favorable pour reformer notre trio et gérer mon énergie. Le 8e km le long du canal m'a paru interminable, malgré le vent de dos. À l'approche de l'autre pont, Maxime nous a avertis que nous allions descendre une petite côte, puis affronter un vent de face pour environ 500 m. Malheureusement, je n'ai pas réussi à m'accrocher dans la courte descente et à me blottir derrière Maxime, et la coalition vent-fatigue m'a frappé de plein fouet. J'ai senti ramollir la dureté de mon mental, mais avant qu'il ne prenne la consistence du jello, je me suis symboliquement donné un bon coup de pied au cul, j'ai blasphémé et insulté Éole et je me suis battu jusqu'à la fin, comme en témoigne tristement la photo ci-dessous. Mon combat et mes efforts n'ont pas été vains. J'ai finalement franchi la ligne d'arrivée en 47:48, ce qui devenait du même coup mon meilleur temps sur cette distance (par plus de 30 secondes). Secrètement, j'ai savouré ce petit moment de gloire. Très satisfait bien sûr de mon tout nouveau MT, mais surtout de mon attitude pendant la course. No pain, no gain, comme disent les Chinois. Seule ombre au tableau, je n'ai joué aucun rôle de mentor pendant la course. Le jeune avec qui je suis jumelé a couru avec un mentor rapide et a franchi la ligne d'arrivée en 43:40. Wow!
Pour le prochain 10 km, je vais voir si un jeune moins rapide pourrait profiter de ma présence. Le coureur en moi est satisfait, mais le mentor est un peu déçu.

vendredi 25 mars 2011

Nouvelles expériences de mentor

Mars est presque déjà fini. Ouf! Je l'ai à peine vu passer.

Dans le tumulte des dernières semaines, j'ai poursuivi mon entraînement tant bien que mal, j'ai réussi à faire les séances d'intervalles, mais l'endurance fait défaut. Je l'ai cruellement senti hier soir. Pas d'énergie et les jambes très lourdes pendant notre court entraînement à CDN.

C'est dans ce contexte que je me prépare à courir le 10 km à LaSalle ce dimanche avec les jeunes d'EDLC, avec une confiance chancelante. Ce n'est pas la distance qui m'effraie, mais le rythme de course suggéré. À la lumière des résultats des deux 5 km, l'entraîneur a établi les « paces » que nos jeunes devraient adopter dès le départ. Pour les plus rapides du groupe, le coach suggère de partir à 4:30 min/km. Malheureusement pour moi, M fait partie de ce groupe de gazelles. Je ne courrai donc pas avec lui. Avec mon niveau de forme actuelle, je vais essayer de m'accrocher au groupe de 4:45 min/km et de tenir jusqu'au bout.

Je suis déçu de ne pas pouvoir suivre M parce que c'est vraiment dans les courses que j'ai tissé des liens plus solides avec le jeune que j'accompagnais l'an dernier. Cette année, sur de courtes distances, M est beaucoup trop rapide pour moi. Je vis donc une expérience très différente par rapport à l'an dernier et honnêtement moins satisfaisante jusqu'à présent. Je n'ai pas réussi à créer un climat de complicité à ce jour. Ce n'est peut-être pas uniquement une question de vitesse de course; le tempérament joue aussi un rôle important. Mais, je suis convaincu que le fait de courir ensemble, de relever un défi ensemble et de travailler fort ensemble, en s'encourageant mutuellement, aide à créer des liens qui ne se seraient peut-être jamais tissés autrement. Ces jours-ci, je me sens moins utile dans mon rôle de mentor. J'espère que ça va changer à mesure que les distances de course augmenteront et que les rythmes de course se rapprocheront davantage des vitesses que je peux espérer maintenir.

lundi 21 février 2011

5 km du Défi de l'Île Bizard

Oh la la... C'est avec des attentes plus que modestes que j'ai pris le départ du 5 km du Défi de l'Île Bizard. Après deux très mauvaises nuits de sommeil en raison d'un méchant microbe, mon objectif n'était ni de tester ma forme ni de viser un temps particulier, simplement de franchir la ligne d'arrivée avec mes deux poumons intacts. J'avais tellement toussé la nuit précédente que je craignais d'éparpiller quelques alvéoles pulmonaires le long du trajet.

Heureusement, le soleil et l'énergie contagieuse des jeunes et mentors d'EDLC ont un peu secoué le tigre grippé qui sommeillait en moi. Après un court réchauffement et notre traditionnel cri de ralliement, le départ a été donné. J'ai tout juste eu le temps de souhaiter bonne course à M. avant de le voir s'envoler dans la première côte. Je ne l'ai évidemment pas rejoint. Même dans une forme optimale, ç'aurait été peine perdue. Le p'tit maudit, il a fait un temps de 20:18.

Avant d'avoir franchi le premier kilomètre, je m'étais déjà fait dépasser pour un bon nombre de nos jeunes gazelles. Au total, 11 jeunes ont franchi la ligne d'arrivée avant moi, la grande majorité sous les 23 minutes. Très impressionnant. Les premières impressions sont parfois trompeuses. Je me souviens d'un de ces jeunes qui à notre première rencontre avait vraiment l'air d'un petit chien piteux. Je ne donnais pas cher de sa peau dans le programme et finalement, c'est lui qui m'attend et me félicite à l'arrivée. Ben coudonc!

J'ai bien aimé le trajet finalement. Bien content de savoir que j'allais redescendre la première côte dans le dernier km. Le trajet aller-retour permettait également de voir filer nos jeunes fusées vers le marqueur du 3e km et d'encourager par la suite ceux et celles qui me suivaient.

Dans la dernière descente, j'ai accéléré un peu mais pas trop. Mes poumons tenaient le coup et je n'avais pas l'intention de leur en demander trop. Sans le savoir, mon rythme a été juste suffisant pour que je franchisse la ligne avant mon ami Bruno. Mes poumons intacts et arrivé avant Bruno, objectif doublement atteint (sans rancune, mon cher). Mon temps officiel : 24:00.3. Loin de mon meilleur temps sur la distance, mais dans les circonstances, je ne suis pas trop déçu. Je dois souligner le temps de mon partenaire de course Stéphane qui avait la patte agile hier, avec un temps de 23:18. Pas de relâchement possible si je veux pouvoir le suivre à Ottawa.

Pour EDLC, le Défi de l'Île Bizard est un ajout très positif. En pouvant se mesurer une deuxième fois à la distance de 5 km, les jeunes ont pu constater leur progression. La satisfaction se lisait sur les visages. Ils ont aussi connu l'ambiance d'un départ entourés de 300 autres coureurs. Retour à l'entraînement dès demain en vue du 10 km de LaSalle à la fin mars.

mercredi 12 janvier 2011

À vos téléviseurs!

Dimanche à 19 h 30, à Radio-Canada, les jeunes d'EDLC qui ont été conjointement nommés Personnalité de la semaine après avoir relevé le défi de courir le Marathon de Montréal participeront au Gala Excellence La Presse-Radio-Canada. Ils seront dans la catégorie Sport, la première de la soirée.

Quelle extraordinaire expérience pour chacun d'eux! Nous sommes si fiers d'eux.

Photo: Miguel Legault, La Presse (collaboration spéciale)

dimanche 9 janvier 2011

EDLC - Premier 5 km... + 700 mètres


Malgré une soirée bien arrosée et une nuit trop courte, j'ai bondi hors du lit ce matin. Destination : le CPC pour le premier 5 km chronométré de la cohorte 2010-2011. Comme l'an dernier, EDLC était invité à participer à la course de début d'année du Club Les Vainqueurs. Mais contrairement à 2010, pas de grosse chute de neige. C'est dans des conditions météo presque parfaites que nos jeunes nous ont montré ce qu'ils ont dans le ventre... et ouf! ils nous ont prouvé que certains mentors, moi en particulier, devront travailler fort cette année pour suivre nos protégés.

Peu de temps après le coup de départ, je me suis porté à la hauteur de M. Un petit groupe s'est rapidement formé, à un rythme 4:30 au km. Trop rapide pour moi, je les ai laissés prendre quelques mètres d'avance, en pensant honnêtement qu'ils faibliraient tôt ou tard et que je pourrais les rejoindre avant la ligne d'arrivée. Peine perdue... Au 2e km, aucun signe de ralentissement, au contraire M. s'est détaché de son groupe et a lentement creusé un écart. Je ne sais quel est son temps final, mais il a été le premier de notre gang à franchir la ligne d'arrivée. Toute une performance. Pour des nouveaux adeptes de la course à pied, ils ont géré leur course comme des champions.

De mon côté, je me suis retrouvé isolé, incapable de rejoindre la gang de devant et maintenant mon avance sur ceux qui me suivaient. J'ai gardé mon rythme, à plus ou moins 4:45-5 min/km. Le parcours dans le Jardin botanique empruntait d'abord la petite boucle, puis la longue. Au début de la 2e boucle, j'ai commencé à me douter que le parcours serait plus long que les 5 km prévus. Après 24:35, ma montre indiquait 5 km, mais aucune arrivée visible. C'est finalement 700 mètres plus loin que j'ai franchi la ligne, en 28:03.

Une fois mon souffle retrouvé, j'ai félicité M. pour sa performance et tous les autres à mesure qu'ils arrivaient. C'est vraiment extraordinaire d'assister à l'arrivée. Les visages défaits par l'effort se transforment en d'immenses sourires de satisfaction une fois la ligne franchie.

De retour au chalet du Parc Maisonneuve, chaque jeune a reçu une médaille remise par François Hamelin, médaillé d'or du relais 5000 m aux Jeux de Vancouver. Tous ces beaux moments ont été immortalisés par notre photographe Mathieu. J'ai très hâte de voir le résultat.

Même si deux mois se sont déjà écoulés depuis le début de l'entraînement, on dirait que l'année EDLC commence vraiment avec la première course. Et mettons que c'est drôlement bien parti. Cette semaine, c'est le début des entraînements avec intervalles.

lundi 13 décembre 2010

EDLC - premier entraînement de 40 min

Bravo à tous les jeunes pour leur premier entraînement de 40 min. Sous la neige en plus. Parcours magnifique au Jardin botanique. Photos de Nicolas-Alexandre Noël.


vendredi 10 décembre 2010

En prévision de la Guignolée du Dr Julien

Hier, j'ai eu le grand plaisir de rencontrer la journaliste/reporter Annie Desrochers. Vous savez? La très belle voix qu'on peut entendre à Samedi et rien d'autre et surtout à l'émission Ados-Radio, dont elle est l'animatrice. Annie prépare un reportage sur EDLC qui sera diffusé durant l'émission spéciale de Samedi et rien d'autre dans le cadre de la Guignolée du Dr Julien le 18 décembre prochain.

Elle s'est pointée hier au CPC armée non seulement de son micro mais aussi de ses chaussures de course. Eh oui, elle a couru avec nous, en captant ici et là des extraits sonores. Au retour, elle a rencontré des jeunes et des mentors. Très souriante et accessible, elle a su mettre rapidement à l'aise autant les jeunes que les adultes, un peu intimidés par la présence du micro.

J'ai bien hâte d'entendre le reportage. En septembre, elle a accueilli à l'émission Ados-radio six jeunes le lendemain du Marathon de Montréal. C'était une très belle entrevue. Les jeunes ont pu parler franchement de leur expérience. Annie a même abordé avec beaucoup de sensibilité l'épineuse question de leur provenance, avec laquelle nous avons nous-mêmes jonglé plus ou moins adroitement en cours d'année. Je suis certain que ce sera un excellent reportage.

Pour en revenir à la Guignolée du Dr Julien, je me permets humblement d'inviter les lecteurs de mon blogue à contribuer à cet événement important, mais aussi à s'informer sur le concept de la pédiatrie sociale. Prenez le temps de visiter le site de la Fondation du Dr Julien et de mieux découvrir la pédiatrie sociale. Personnellement, c'est une très belle découverte que j'ai faite dans le sillage de ma participation au projet EDLC. Jetez un coup d'oeil au vidéo Le Cercle de l'enfant.

Vous pouvez également aider à financer les actions du Dr Julien en offrant à vos enfants le très beau livre à colorier de la Fondation. À découvrir!

mercredi 8 décembre 2010

EDLC - Déjà 7 semaines

Quelques photos d'une fin de séance d'entraînement. Nous avons pris une belle habitude : les premiers arrivés forment une haie d'honneur à laquelle se joignent les autres coureurs au fur et à mesure.

Eh oui, depuis déjà sept semaines, les jeunes s'entraînent en vue de courir le marathon. De 20 minutes au départ (10 min, 1 min de marche et 10 min), ils courent maintenant 35 min sans arrêt. Pour certains, l'exercice est difficile, mais une majorité d'entre eux restent sur leur faim. Les gars en particulier voudraient courir plus longtemps, plus vite, se tester davantage, savoir vraiment ce dont ils sont capables et bien sûr se mesurer aux autres. Il y a souvent des effluves de testostérone dans l'air...

J'ai bien hâte de voir ce nos jeunes guépards et gazelles ont dans le ventre. La première course chronométrée, un 5 km, aura lieu le 9 janvier à l'occasion du Brunch des Vainqueurs. Comme l'an dernier, certains vont sûrement nous sortir des temps impressionnants. Je me souviens d'un jeune en particulier qui avait bouclé le parcours en 21 minutes avec des trottoirs enneigés. Pas mal du tout. J'aimerais pouvoir en faire autant...

D'ici deux semaines, chaque jeune sera jumelé à un mentor. J'ai bien hâte de m'embarquer dans cette nouvelle aventure. Jusqu'à récemment, je n'étais pas certain d'être mentor à nouveau. Nous faisons face à un beau problème. Il y a présentement plus d'adultes intéressés à être mentor que de jeunes. J'avais donc proposé de laisser ma place pour permettre à une autre personne de vivre l'expérience, mais tout porte à croire que je serai jumelé comme l'an dernier à un jeune de CDN. J'essaie actuellement de ne pas avoir d'attente. J'ai bien sûr l'expérience de l'an dernier, mais ce sera différent, une nouvelle relation à construire au jour le jour.

vendredi 12 novembre 2010

Courir dans la nuit

Jeudi, premier entraînement de fin d'après-midi depuis le retour à l'heure normale. Galarneau nous ayant faussé compagnie, c'est dans la noirceur que nous avons couru les 20 min prévues. Drôles de sensations. Ma montre affichait un pas de 5:40 min/km, mais j'avais l'impression que nous courrions beaucoup plus rapidement.
Une partie de notre groupe en action. Je ne risque pas de remporter
un concours avec cette photo, mais j'aime tout de même le résultat.

vendredi 29 octobre 2010

ÉDLC - C'est bel et bien parti

J'ai participé hier à l'entraînement avec les 7 jeunes sélectionnés à CDN. J'avais très hâte. Hâte de les rencontrer, de les voir en action, d'évaluer leur niveau de motivation. Et je dois dire, comme le célèbre chef d'antenne, que si la tendance se maintient, nous allons passer une très belle année. Les jeunes étaient visiblement heureux d'être là. C'était très beau à voir.

De nombreux mentors étaient également présents hier. Plusieurs anciens et des nouveaux. La grande visibilité du projet autour du marathon a favorisé le recrutement d'un grand nombre de nouveaux mentors. Des coureurs de tout horizon, tous motivés par le même objectif. La magie d'EDLC continue de s'opérer et de toucher autant les adultes que les jeunes. Je suis particulièrement heureux de voir Bruno se joindre à notre équipe.

Hier, le temps était gris, mais ce genre de soirée nous change de la grisaille ambiante, de l'actualité déprimante. En courant, je pensais au très beau spectacle de Luc de la Rochelière que j'ai vu récemment. Ces textes me touchent beaucoup, notamment lorsqu'il dépeint les travers de notre société. Dans la chanson J'ai vu, il expose une longue liste de raisons qui justifieraient qu'on abandonne, qu'on baisse les bras. Mais il termine sur des notes d'espoir. J'ai vu des inconnus s'unir pour reconstruire et puis des vies sauvées par un simple sourire. Pour moi, ÉDLC s'inscrit parfaitement dans cette vision. Des inconnus qui travaillent ensemble à un objectif commun. L'être humain est capable de si bien faire les choses, quand il le décide. Bizarrement, chaque personne individuellement souhaite vivre en harmonie avec son prochain. Mais dès que des intérêts sont en jeu, les choses se compliquent. Hier, c'était simple, 7 jeunes souriants et des adultes heureux de courir avec eux. Un petit moment de bonheur, tout simplement.

mardi 26 octobre 2010

Bye bye naïveté

Depuis hier, j'ai réécrit ce billet des centaines de fois dans ma tête. Devant mon clavier, j'ai longuement hésité. Contrairement à la mention qu'on peut lire à la fin d'un film, les personnages dans cette histoire ne sont pas purement fictifs. Ce ne sont pas des statistiques, des grands titres à la une des journaux. Ce sont des jeunes qui après avoir vécu ÉDLC retrouvent leur réalité et les contraintes qui s'y rattachent. Pour certains, pas de belles phrases du genre « Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ». Contrairement à Shrek, ce n'est pas avec plaisir qu'ils retrouvent leur marais. ÉDLC n'est pas un conte de fées où tout se règle par un savant coup de baguette magique. Nous avons la prétention d'offrir à ces jeunes une occasion de découvrir les outils qui les aideront à améliorer leur situation. Mais dans la boîte à outils d'ÉDLC, pas de Fée Clochette, pas de bon génie. Les outils sur lesquels nous misons sont l'estime de soi, la confiance en soi, la détermination, la persévérance. Ce n'est pas par magie qu'ils vont améliorer leur sort. Il leur faudra travailler dur en gardant à l'esprit qu'ils ont ce qu'il faut pour atteindre tous leurs objectifs s'ils acceptent d'y mettre les efforts nécessaires.

Ce discours est bien beau, mais la réalité de certains jeunes nous empêche de nous draper dans une naïveté réconfortante. Hier, on me parlait d'un jeune qui aurait aimé participer à la Classique du Parc LaFontaine, mais qui n'avait pas 15 $ pour s'inscrire. J'imagine sa déception. On lui a fait découvrir la course à pied, il y a pris goût et s'est avéré être un très bon coureur. Et quand lui vient l'idée de participer à une course organisée, sa réalité le rattrape comme une « claque s'a yeule ». De mon point de vue de membre de la classe moyenne-élevée de notre belle société, ces situations sont inimaginables. Je ne sais pas quel dieu je dois remercier d'être où je suis aujourd'hui. Bien sûr, tout ne m'est pas tombé du ciel, j'ai travaillé et j'ai fait des choix qui m'ont mené où je suis. Mais serais-je à la même place si la petite graine de mon existence avait pris racine dans un terreau moins fertile?

Ce matin, je pontifie sur ces questions en utilisant un ordinateur coûteux et en sirotant un deuxième cappuccino. Je ne fais pas un salaire de médecin spécialiste, loin de là, mais ma famille vit bien et mes filles ne manquent de rien, malgré ce qu'elles peuvent parfois en penser... Mais mon expérience d'ÉDLC m'a ouvert les yeux en m'obligeant à aller au-delà des clichés et des idées reçues. Je n'avais qu'une idée théorique de la pauvreté. Chaque année, je donnais à Centraide et à d'autres causes. Je faisais ma part pour aider mon prochain, mais sans me salir les mains, sans m'investir concrètement et surtout sans m'exposer émotivement. Grâce à ÉDLC, la pauvreté a maintenant un visage. Ce n'est plus un concept théorique. Les enjeux sont complexes et il n'y a pas de solutions simples. Pas de bonne fée ni de baguettes magiques. Mes certitudes ont été ébranlées à bien des égards.

Cette semaine, 30 jeunes de Côtes-des-neiges, d'Hochelaga-Maisonneuve et de Montréal-Nord entreprennent l'entraînement en vue de participer au Marathon de Montréal de 2011. Encore cette année, je serai mentor. Mon expérience de l'an dernier a été si riche à tous les niveaux que je ne pouvais pas faire autrement que de m'embarquer à nouveau dans l'aventure. J'ai beaucoup appris sur moi-même et je pense globalement être une meilleure personne aujourd'hui. Plus engagé, plus réaliste et beaucoup moins naïf...

lundi 25 octobre 2010

EDLC - Lancement de la saison 2010-2011

Les entraînements commencent cette semaine!!

Comme l'an passé, il y a deux sites d'entraînement :

Centre Pierre-Charbonneau (CPC), 3000 rue Viau (métro Viau) et Centre sportif Côte-des-Neiges (CSCDN), 4880, av. Van Horne

L'horaire est simple : mardi et jeudi à 17 h au CPC et au CSCDN et dimanche à 8 h 30 au CPC

Si l'expérience vous tente, venez courir avec nous à l'occasion et partagez votre passion de la course à pied avec des jeunes attachants!

vendredi 15 octobre 2010

mercredi 22 septembre 2010

EDLC - Soirée culminante au sommet du mat du stade


Pour les jeunes du projet EDLC, le mat du stade est un symbole significatif. Ils ont couru au pied de celui-ci tous les dimanches matins depuis octobre. Au gré des entraînements, dans la neige et le froid, sous la pluie ou sous un soleil de plomb, le mat est devenu l'objectif ultime, la flèche pointant vers la fameuse porte marathon, l'aboutissement des efforts. Dans les derniers kilomètres du marathon, sa présence confirmait l'arrivée prochaine.

Pour toutes ces raisons, il était tout naturel d'inviter nos jeunes au sommet du mat du stade pour célébrer leur exploit et leur remettre une bourse d'études tant méritée. Le 21 septembre dernier, en présence du Dr Julien, de membres de la direction des écoles, de partenaires du projet, des parents et amis, chaque jeune s'est vu remettre une bourse de 1 000 $ pour l'encourager à poursuivre ses études et à aller au bout de ses ambitions. Ces bourses ont été offertes grâce à la généreuse contribution du cabinet d'avocats BLG.

La cérémonie a également été l'occasion de souligner la contribution exceptionnelle des mentors au succès du projet. De l'aveu même des jeunes, peu d'entre eux se seraient rendus jusqu'au bout sans la présence et les encouragements de leurs mentors. EDLC a beaucoup de chance de pouvoir compter sur l'engagement de gens si généreux et dévoués.

Un des moments forts de la soirée a été la présentation d'une vidéo tournée durant le marathon. Alors que défilaient les images, un grand sourire de satisfaction se dessinait sur le visage de chaque jeune. Ils revivaient tous les moments marquants de la journée du marathon, mais aussi l'ensemble des expériences vécues depuis l'automne.

Comme le disait si bien Dr Julien le matin du 5 septembre, cette année les jeunes ne sont pas devenus seulement des marathoniens, ils sont devenus des grandes personnes. Dans les derniers instants de la soirée, Stéphane Lemay, l'instigateur du projet, s'est adressé à eux et leur a lancé un nouveau défi : devenir des leaders positifs à l'école, dans leur famille et au sein de leur collectivité. Grâce à la détermination, à la persévérance et à l'engagement qu'ils ont manifestés durant le projet, les jeunes ont tous les outils nécessaires pour relever ce nouveau défi et bien d'autres à l'aube de leur vie adulte.

dimanche 5 septembre 2010

EDLC - Dure journée, mais très gratifiante

Succès sur toute la ligne : tous les jeunes sans aucune exception ont franchi la ligne d'arrivée au stade olympique. Est-ce que ça été facile? Oh non monsieur!
Les mythiques 42,2 km nous ont rappelé pas toujours avec gentillesse qu'ils doivent être traités avec respect, surtout les 10 derniers.
De façon générale, tout a bien été jusqu'au 30 km. Par la suite, tous nos jeunes et bien des mentors ont compris pourquoi Philippidès avait rendu l'âme en arrivant à Athènes. Ils ont parlé de crampes, de découragement, de mal de genoux, de maux de pieds et, bien évidemment, du fameux mur.
Mais malgré tout, ils ont persévéré. Ils ont lutté contre la douleur et le découragement avec ténacité et courage. Tous peuvent porté fièrement la très belle médaille du Marathon de Montréal 2010. Ils ne l'ont certainement pas volé?
Au plan plus personnel, j'ai accompagné mon jeune qui a beaucoup souffert aujourd'hui, notamment de maux de pieds. Ce problème l'a suivi toute l'année, mais s'est manifesté de façon plus criante aujourd'hui, surtout à partir du 25 km. À ce point, M. n'arrivait plus à suivre la cadence que nous souhaitions tenir jusqu'au 32 km. Il a dû s'arrêter pour marcher et s'étirer. Mais de km en km, la douleur s'intensifiait, et je croyais un instant que l'abandon était inévitable. Il a même essayé de courir nus pieds, peine perdue.
Mais en jasant avec M., je me suis rapidement rendu compte que ce n'était simplement pas une option. Péniblement, nous nous sommes rendus jusqu'à Rachel. M. courait quelques centaines de mètres, puis s'arrêtait. Pour moi, qui n'étais pas dans un grand jour non plus, ce petit jeu de stop-and-go était très pénible. Quand M. décidait de repartir, il partait comme un balle, mais s'arrêtait quelques centaines de mètres plus loin. Accélération-décélération... Accélération-décélération... Aïe, aïe, aïe!!!
Avant que mes jambes fassent la grève, je lui ai proposé d'utiliser les feux de circulation comme point de repère. On marche jusqu'au prochain feu, puis on court jusqu'au suivant, et ainsi de suite. Comme ça, je pouvais contrôler mes accélérations, et je savais où j'allais arrêter. Mes jambes ont accepté l'arrangement, et j'ai pu me concentrer à coacher M. jusqu'à la ligne d'arrivée. Une seule condition : pas question qu'on marche dans le stade. J'ai quand même ma fierté ;-) Nous avons finalement franchi la ligne tant attendue en 4:37:56. Dure journée au bureau, mais très gratifiante. Les jeunes étaient très fiers de leurs exploits!

Les derniers 100 m dans le stade

Merci à ma douce, mes filles, ma famille et mes amis d'être venus nous encourager le long du parcours. C'est réellement une source de motivant de courir en sachant que vous nous attendez quelque part en avant. Merci aux blogueuses Sylvie et Véronique pour leurs encouragements au pied de la côte de Pie-IX. Et finalement un gros merci à tous les coureurs et spectateurs qui ont eu des bons mots pour les jeunes et pour EDLC. Ils en étaient très fiers, et nous aussi. Mille mercis!

vendredi 3 septembre 2010

ÉDLC - Visibilité pré-marathon

Nous sommes très heureux de la visibilité pré-marathon d'ÉDLC.

En voici quelques exemples en vrac :

Article dans La Presse : Le grand jour arrive pour des étudiants qui courront le marathon

Reportage à l'émission Le midi libre à CIBL Radio-Montréal
Bravo à la journaliste Sophie Charbonnel qui a parfaitement saisi les points importants. Pas comme une certaine C. Charette qui de toute évidence n'avait rien compris du tout...

Article dans le programme officiel du Marathon Oasis de Montréal



Mention du projet Étudiants dans la course dans l'article de Métro Actualité sur le Marathon de Montréal

jeudi 2 septembre 2010

EDLC à Christiane Charette

Bonne entrevue de Donald, Jean-Sébastien et Stéphane à l'émission de Christiane Charette.

Personnellement, Christiane Charette m'énerve un peu, mais le message est tout de même passé.

Cliquez ici pour écouter l'entrevue.

mercredi 1 septembre 2010

EDLC - Plus de quelques jours...

Après 47 semaines d'entraînement dans toutes les conditions possibles, les jeunes sont maintenant prêts à relever le défi ultime du projet EDLC : courir un marathon.

Dimanche le 5 septembre, ils seront finalement une douzaine à prendre le départ sur le pont Jacques Cartier, certains avec l'objectif ambitieux de franchir la distance en 3 h 30 et d'autres avec l'objectif tout aussi ambitieux de courir, marcher, courir, marcher à nouveau, recourir et remarcher... le temps qu'il faudra pour parcourir ces fameux 42,2 km.

Petite semaine pour les jeunes, mais très chargée pour les organisateurs :
  • 2 sept. Émission de Christiane Charette entre 10 h et 10 h 20. Un jeune et son mentor accompagneront Stéphane Lemay, l'instigateur du projet
  • 2 sept. Conférence de presse du marathon de Montréal. À la table avec Bernard Arsenault et M. Craquepoutte, entre autres, Stéphane Lemay, un jeune et son mentor
  • 2, 3 et 4 sept. Kiosque EDLC à l'Expo-marathon
  • 5 sept. Le jour du grand défi. Courte présentation du projet avant le début du marathon par moi-même.
  • 6 sept. Participation de plusieurs jeunes à l'émission Ado-radio à Radio-Canada

Je vous fais grâce des innombrables détails logistiques pour assurer le bon déroulement de ces derniers jours. Une chose est certaine : tout a été mis en oeuvre pour que les jeunes se présentent sur le pont dimanche matin dans les meilleures dispositions possibles (souper de pâtes à veille, boîtes à lunch pour le déjeuner prémarathon, transport en autobus, bénévoles le long du parcours, etc, etc.).

Je parlais plus haut d'une petite semaine pour les jeunes. Sur le plan entraînement peut-être, mais pas au niveau des émotions. J'essaie de me mettre dans leur peau. À 17 ou 18 ans, je n'aurais jamais pu imaginer courir un marathon. Quel accomplissement! Mais il ne faut pas oublier que bon nombre de ces jeunes auront des sentiments partagés en franchissant la ligne d'arrivée, entre la fierté d'avoir relevé un si grand défi et la tristesse de voir se terminer pour eux cette belle aventure. Ils devront apprendre à gérer la fin d'EDLC. Bien sûr, ils pourront revenir courir avec nous si le coeur leur en dit, mais ils n'auront plus accès aux mêmes droits et privilèges. Cette coupure nous inquiétait beaucoup, mais après discussion avec Dr Julien, nous avons convenu que les jeunes doivent comprendre que toute bonne chose à une fin. Nous espérons maintenant que la volonté et la détermination qu'ils ont démontrées pendant le projet se manifestent également dans la poursuite de leurs études et la réalisation de leurs projets futurs. EDLC leur a donné des outils. À eux maintenant de s'en servir.

mercredi 18 août 2010

ÉDLC - Beau témoignage d'un jeune

L'an 1 d'ÉDLC tire à sa fin. Plus que 18 petits jours avant le marathon! Au cours de tous ces mois d'entraînement et de suivi des jeunes, les mentors ont connu des beaux moments mais aussi certaines déceptions. De la vingtaine de jeunes sélectionnés au début, nous prévoyons qu'environ une douzaine prendront le départ du marathon. La grande majorité de ceux qui ont dû nous quitter n'ont pas su respecter les règles et exigences. ÉDLC ne vise pas que des objectifs sportifs. Par l'assiduité et la régularité aux entraînements, nous cherchons à apprendre à ces jeunes à faire preuve de persévérance et de détermination pour leur permettre de relever bien sûr le défi du marathon, mais surtout tous les autres défis de la vie. Pour y arriver, les jeunes doivent accepter les règles et les respecter. C'est un apprentissage en soi. Le non-respect des règles a ses conséquences. Il faut les assumer.

Nous avons donc perdu des joueurs en cours de route. C'est vraiment dommage parce que certains d'entre eux auraient vraiment bénéficié de terminer le programme et surtout de profiter de la bourse qui y est rattachée. Toutefois, nous sommes convaincus que des graines ont été semées et qu'un jour elles porteront fruit.

Bon, assez parler de déceptions! Concentrons-nous sur les éléments positifs, et ils sont très nombreux. À titre d'exemple, je vous propose de lire le témoignage d'Hamed publié dans Courir.org. Je pourrais aussi vous parler de Juan Pablo, de Marc-Antoine, de Jean-Sébastien, de Samuel, d'Esdras, de Jonathan, etc. Il fallait les voir dimanche dernier après la longue course de 3 h. Crevés, bien sûr, mais souriants et surtout fiers.

lundi 16 août 2010

ÉDLC - Article de J.-C. Drapeau dans Courir.org

Pour en savoir plus sur EDLC et le rôle de mentor et, qui sait, vous laisser tenter par l'aventure.

Les rencontres Jean-Claude : Jean-Claude rencontre Éric et Stéphane d'EDLC pour parler du rôle de mentor