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mercredi 28 septembre 2011

Le grand jour!

4 minutes avant le départ!

Autour de moi, les yeux pétillent et les sourires se déploient. Le pont Jacques-Cartier. Le départ du marathon. Après 11 mois d'entraînement et de découverte, le grand jour est enfin arrivé. Accolades, mots d'encouragement, derniers préparatifs... Jeunes et mentors sont prêts.

3, 2, 1, partez!

Les élites s'envolent, et notre groupe se met en route. Un dernier coup d'oeil vers le stade olympique et le parc Maisonneuve avant d'entreprendre la descente vers l'île Sainte-Hélène. Rapidement, je retrouve tous les membres du groupe 2. Conformément au plan de match, nous adoptons un rythme de 6-6:15 min/km et commençons le compte à rebours des km.

Aucune surprise dans les 21 premiers km. Nous avançons méthodiquement, en accordant une attention particulière à l'hydratation à chaque point de ravitaillement. Notre groupe demeure bien soudé. Même la fameuse côte Berri n'a pas réussi à briser notre belle cohésion.

Tout se passe bien, mais les coureurs d'expérience savent très bien que le marathon sait imposer le respect. Entre les km 28 et 32, sous l'effet de la chaleur et de l'humidité, les sourires disparaissent graduellement. Quelque part entre Saint-Joseph et Des carrières, les jeunes entrent dans l'inconnu. Les points de repère établis à l'entraînement n'existe plus. Au 32e km, notre groupe éclate. Jusque là, le marathon aura été une aventure collective, mais c'est généralement seul avec son mentor que chaque jeune affrontera les 10 derniers km.

Sur l'interminable portion du trajet qui emprunte la «pittoresque» rue Rachel, il y a pas que les muscles qui travaillent. Le cerveau est également mis fortement à contribution. La détermination, la volonté et la persévérance ne sont plus des concepts théoriques. Chaque jeune redéfinit chacun de ces termes en les vivant de façon très concrète. Le temps n'est plus aux grands discours. Les jeunes comprennent dans l'effort et même la souffrance toute la portée du message transmis par les mentors depuis le début du programme. Dans ces derniers km, EDLC laisse une marque, indélébile souhaitons-le, dans l'esprit de ces nouveaux marathoniens.

Le marathon s'est terminé en moins de 4 h pour les plus rapides, et la dernière a franchi la ligne après 6 h 20 d'effort. Mais l'aventure se poursuit dans leur esprit, comme en témoigne les billets publiés dans Facebook dans les jours qui ont suivi le marathon :

« Je voulais remercier tout ceux qui m’ont encouragé à continuer, surtout mes 2 mentors qui m’ont supportée tout le long et même au moment du désespoir. Bref, encore un gros merci, c’était une belle expérience qu’on oubliera jamais et qui restera graver dans nos plus beaux souvenirs et surtout qu’on racontera à nos amis et à notre famille avec une grosse fierté. » – Karlenne

« Bon ben voilà!! Que ce 25/09/11 soit gravé à jamais dans la mémoire des personnes d’EDLC qui étaient là… Tous ceux qui ont commencé ont terminé et sont tous des marathoniens présentement. Donc soyez fiers parce qu’il n’y a pas plein de personnes qui peuvent dire qu’ils en sont… Avec le soutien des mentors et le suivi de Benoît, nous sommes tous des MARATHONIENS. Soyez fiers de vous, gang! LET’S GOOOOOOOOOO YES WE CAN… » - François

« Je suis peut-être maso; la chose dont je suis le plus fier dans ma vie, c’est aussi ce qui était le plus souffrant. Mais le marathon, c’était quand même vraiment trop nice! » – Pascal

« Je ne vais jamais oublier cette journée, elle restera gravée dans ma mémoire. Le marathon, c’est une belle expérience et des bons moments qu’on a vécus avec nos amis et nos mentors. Merci à mes mentors qui m’ont encouragée tout le long de la course. Grâce à eux, je suis une marathonienne maintenant. » - Soukaina

« Bon bah… avec beaucoup de réflexions, malgré mon mal et mes irritations, je me disais, bordel, que je vais sûrement continuer et que je vais peut-être oser faire d’autres marathons. » - Carlos


« I am a Marathonian now , I’m just exhausted, I’m just happy. It was a tough challenge but I finished it and showed to some people that were wrong to say that it was either crazy or impossible for me, I just want to tell these people that I can achieve whatever I want and I’ll keep pushing forward this is just a beginning. YEAH !!!!!!!!!! » – Massimo

« Marathon de Montréal 2011 avec la gang d’EDLC – Étudiants dans la course terminé. 2 heures 28 de souffrance qui auront été payantes et où j’ai pu découvrir que c’était possible de terminer quelque chose qu’on commence même si ça peut être dur. Lâchez pas tout le monde, si vous voulez vraiment de quoi, vous pouvez l’avoir. » - Francis

« À 36 km, j’ai solidement frappé le mur. Quand j’y repense, c’était que pour passer plus de temps avec mon mentor! » – Hadi

Pour d'autres récits sur le marathon, lisez les blogues des mentors François, Gilles, Yves et Pierre. Et si tout ceci vous donne le goût de devenir mentor ou de soutenir EDLC d'une façon ou l'autre, n'hésitez pas à communiquer avec Étudiants dans la course.

mardi 27 septembre 2011

EDLC - cohorte 2010-2011

En attendant mon compte rendu du Marathon de Montréal, un super vidéo préparé par Nico-Alex Noël (mentor) sur la cohorte 2010-2011 d'EDLC. Montage fait à partir d'une sélection de plus de 290 séquences vidéo. Bravo Nico et merci pour ce remarquable souvenir!



mardi 21 juin 2011

Lac Brome - EDLC en action

Chouette vidéo du Tour du Lac Brome 2011. Vers 1:56, le groupe 2 d'EDLC (dont je fais partie) en peu avant d'arriver au 10e km





lundi 20 juin 2011

Lac Brome 2011 : une journée absolument magnifique

Pas de MT. Pas de performance sportive qui passera à l'histoire, mais une journée qui laissera des souvenirs heureux.

Pourtant, la journée avait mal commencé. À 5 h 45, mon cellulaire sonne. M. n'était pas au rendez-vous. Il était en retard, et l'autobus devait absolument partir pour aller prendre les autres jeunes au CPC. Très dommage pour lui...

En raccrochant, j'avais des sentiments partagés. J'étais déçu que M. ne fasse pas son premier 20 km avec tout le groupe au Lac Brome. C'est vraiment dommage, ce n'était pas le bon matin pour passer tout droit. Ma déception était toutefois atténuée par un léger sentiment de libération. Je sais que ce n'est pas « politiquement correct » de le dire, mais une partie de moi n'était pas si déçue de la situation. Bien sûr, s'il avait été présent, j'aurais couru dans le groupe 1 pour l'accompagner. Le plan de match du 20 km me permettait de courir pour la première fois avec lui : au programme 5:30 min/km jusqu'au 15e km (après la grande côte). Pour les derniers 5 km, les jeunes étaient libres d'adopter leur propre rythme. Ainsi, j'aurais pu être aux côtés de M. jusqu'au 15e km et le regarder s'envoler pour le dernier quart du trajet. Mais honnêtement, en raison de l'absence de chimie entre nous, je n'aurais pas eu autant de fun. C'est plate à dire, mais c'est comme ça.

Son absence m'a permis de me joindre au groupe 2 où j'étais pas mal sûr que j'aurais du fun. Et je ne suis pas trompé. À 6:00 min/km pendant le 15 premiers km, j'ai pu parler avec tous les jeunes du groupe, rire avec des mentors, aider à bien gérer la course et finir en force avec deux jeunes qui avaient réussi vaillamment à parcourir les 5 derniers km à environ 5 min/km. Pour la première fois cette année, j'ai vraiment joué un rôle de mentor et j'ai retrouvé avec grand plaisir la satisfaction que je ressentais l'an dernier, celle de créer des liens avec des personnes en relevant un défi ensemble, en traversant des moments difficiles ensemble et en franchissant ensemble la ligne d'arrivée, le sourire aux lèvres. C'est ça la beauté d'EDLC, et j'avoue que ça me manquait.

Sur le plan plus personnel, après un marathon difficile à Ottawa, j'ai couru avec beaucoup d'aisance. Faut dire qu'à 6:00 min/km, j'étais confortablement blotti dans ma zone de confort. À cette vitesse, sans objectif de temps, j'ai pris le temps d'apprécier les vues magnifiques du lac. Le temps était magnifique. Pour les amateurs de statistiques, j'ai franchi la ligne d'arrivée en 1:53:53, heureux comme un roi, entouré de jeunes et de mentors tout aussi heureux que moi. Parlez-moi d'un high de coureur!

lundi 16 mai 2011

Depuis le Banque Scotia...

Depuis quelques temps, mon blogue est resté silencieux. Aucun nouveau billet depuis le 21 k de la Banque Scotia. Devant mon clavier, mon esprit divague. Mes idées partent dans tous les sens. Pourtant, les sujets ne manquent pas, que ce soit dans le cadre d'EDLC ou de mon entraînement personnel. Le coureur en moi est actif, mais le blogueur est moins assidu.

Alors, pour mes archives personnelles et pour satisfaire mon lectorat négligé (ha! ha!, dans mes rêves comme disent mes filles...), voici un compte rendu chronologique et succinct de mes activités de course depuis le Banque Scotia :

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24 avril : longue sortie 25 km : avec Stéphane, Louise, Benoît, Yves, Laurence, LP - 7 h, départ de St-Lambert, estacade du pont Champlain, tour de l'Île des Soeurs et retour à St-Lambert (trajet). Pour moi, course difficile. Mes souliers me semblaient lourds. Je n'aurais pas pu me joindre au groupe de tête. Au retour, un bon brunch à St-Lambert pour refaire le plein d'énergie.


1er mai : rencontre avec l'ultramarathonien Michel Gouin : Dans le cadre d'un dimanche dynamique, nous avons également reçu la visite de Michel Gouin. Son fils et lui ont couru avec les jeunes et mentors. Après l’entraînement, à l’extérieur devant le Chalet du Parc Maisonneuve, Michel a parlé aux jeunes et mentors pendant une trentaine de minutes. Son message correspondait parfaitement aux objectifs d’EDLC. Il a parlé de son parcours, de sa jeunesse où rien ne le prédisposait à devenir un coureur, de sa découverte de la course, de ses premiers marathons (10 marathons en moins de 3 h), de sa traversée du Canada en course à pied, de ses records du monde du 1000 km sur tapis roulant, de son 10 jours à New York, sans toutefois insister sur les résultats et les nombres de km, mais en mettant l’accent sur la persévérance et le travail nécessaire pour atteindre ses objectifs. C’était très intéressant. Les jeunes étaient très attentifs et ont posé beaucoup de questions.

Pendant l'entraînement, une équipe de Radio-Canada était présente pour le reportage sur Kevin. Ils ont tourné des images pour le reportage qui sera présenté au TJ . Comme prévu, ils ont passé Kevin en entrevue, seul ou accompagné, à tour de rôle, de Benoît et Vicky (ses mentors) et de Stéphane Robitaille, qui est une source d’inspiration pour Kevin puisqu’il veut devenir pompier. Des images ont été prises à plusieurs endroits dans le jardin botanique. Nous avons dû adapter notre trajet à quelques reprises pour satisfaire aux impératifs de la caméra, mais les jeunes et mentors se sont prêtés au jeu de bonne grâce. Une grande majorité des jeunes et mentors portaient le t-shirt rouge. C’était très beau à voir, sous le soleil radieux.

7 mai : 10 km du Défi du printemps des YMCA : Deuxième 10 km pour nos jeunes. Contrairement à l'an dernier, le soleil était au rendez-vous. Pour une première fois cette année, j'ai accompagné un jeune d'un bout à l'autre de la course (pas celui avec lequel je suis officiellement jumelé - j'insiste sur l'adverbe «officiellement» puisque dans les faits, la chimie ne s'opère pas du tout) et il a atteint son objectif de la journée. De mon côté, j'ai franchi la ligne d'arrivée en 49:45, sans trop forcer. Petite course tranquille. Pour connaître le point de vue d'un jeune sur la course, je vous invite à lire le compte rendu de Pascal, un participant d'EDLC et blogueur.

8 mai : longue sortie de 3 h : Avec Stéphane, Louise et Benoît, nous avons couru sur les rives de la rivière des Prairies, en traversant les pont Pie-IX, pont Viau et pont de chemin de fer (trajet). Très satisfait de mon niveau de forme. L'entraînement porte fruit. Très encourageant en vue d'Ottawa!

15 mai : Rencontre avec Sophie Limoges : Une semaine après avoir participé à l'épreuve de 50 miles de Bear Mountain (9:48:53), Sophie est venue courir avec les jeunes et mentors et a fait une courte présentation après l'entraînement. À l'âge de nos jeunes, Sophie n'a jamais couru plus de 10 km. Elle a découvert les courses en sentier sur le tard. Mais elle s'est drôlement bien reprise depuis. En 2009, elle a été la première femme à franchir la ligne d'arrivée de la Canadian Death Race, et en 2010, elle a participé à l'épreuve Courmayeur-Champex-Chamonix (98 km, 5500 m de dénivelé positive). Son résultat : 15:45 (6e femme). Impressionnant! Au-delà de ses exploits sportifs, son message aux jeunes était très intéressant : il faut apprendre à courir sa propre course. Nous n'avons pas de contrôle sur les autres coureurs. Il faut apprendre à nous fixer des objectifs ambitieux mais réalisables et à nous surpasser pour atteindre ces objectifs. Pour ma part, sa présentation m'a fait rêver. Participer à des courses dans les Alpes ou les Rocheuses, wow! À ajouter sur la liste des choses à faire avant de passer l'arme à gauche...