Pour le prochain 10 km, je vais voir si un jeune moins rapide pourrait profiter de ma présence. Le coureur en moi est satisfait, mais le mentor est un peu déçu.
dimanche 27 mars 2011
10 km de LaSalle
S'il est vrai qu'à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, alors à moi la gloire et les honneurs! Je peux fièrement dire que je me suis bien battu dans les rues de LaSalle. Bien sûr, je me suis battu contre le froid et le vent qui soufflait sur certaines portions exposées du parcours. Mais ma plus grande bataille, je l'ai livrée contre moi-même. J'ai combattu le doute, et j'ai remporté une petite victoire.
Je savais que je ne m'étais pas suffisamment entraîné en février et mars. Le ski alpin en famille, c'est vraiment agréable, mais ce n'est pas une bonne préparation pour la saison de course à pied. Malgré tout, je me suis mis dans la tête de m'accrocher au groupe de 4:45 min/km. Objectif ambitieux, mais réaliste me semblait-il. Le groupe s'est rapidement désintégré. Nos jeunes gazelles ont rapidement accéléré, et nous nous sommes retrouvés à seulement trois : Maxime, notre lapin qui a gentiment trotté les 10 km; Stéphane « The Machine » qui a fait une super course; et moi, très convaincant dans mon rôle de maillon faible.
Au 5e km, nous étions dans les temps, voguant difficilement dans mon cas vers un meilleur temps sur la distance. Toujours une emjambée derrière Stéphane, je m'accrochais. Après un passage à un point d'eau, j'ai pris une dizaine de mètres de retard, ce qui a réalimenté mes doutes. J'étais sur le point de leur crier de partir sans moi, mais une petite voix a résonné dans mon cerveau, m'ordonnant de me la fermer et d'aller les rejoindre. Pendant ce temps, mes compères ont eu pitié de moi et ont légèrement levé le pied. J'ai comblé l'écart tranquillement, mais sûrement. Après avoir traversé le pont, j'ai profité du vent favorable pour reformer notre trio et gérer mon énergie. Le 8e km le long du canal m'a paru interminable, malgré le vent de dos. À l'approche de l'autre pont, Maxime nous a avertis que nous allions descendre une petite côte, puis affronter un vent de face pour environ 500 m. Malheureusement, je n'ai pas réussi à m'accrocher dans la courte descente et à me blottir derrière Maxime, et la coalition vent-fatigue m'a frappé de plein fouet. J'ai senti ramollir la dureté de mon mental, mais avant qu'il ne prenne la consistence du jello, je me suis symboliquement donné un bon coup de pied au cul, j'ai blasphémé et insulté Éole et je me suis battu jusqu'à la fin, comme en témoigne tristement la photo ci-dessous.
Mon combat et mes efforts n'ont pas été vains. J'ai finalement franchi la ligne d'arrivée en 47:48, ce qui devenait du même coup mon meilleur temps sur cette distance (par plus de 30 secondes). Secrètement, j'ai savouré ce petit moment de gloire. Très satisfait bien sûr de mon tout nouveau MT, mais surtout de mon attitude pendant la course. No pain, no gain, comme disent les Chinois. Seule ombre au tableau, je n'ai joué aucun rôle de mentor pendant la course. Le jeune avec qui je suis jumelé a couru avec un mentor rapide et a franchi la ligne d'arrivée en 43:40. Wow!
Pour le prochain 10 km, je vais voir si un jeune moins rapide pourrait profiter de ma présence. Le coureur en moi est satisfait, mais le mentor est un peu déçu.
Pour le prochain 10 km, je vais voir si un jeune moins rapide pourrait profiter de ma présence. Le coureur en moi est satisfait, mais le mentor est un peu déçu.
vendredi 25 mars 2011
Nouvelles expériences de mentor
Mars est presque déjà fini. Ouf! Je l'ai à peine vu passer.
Dans le tumulte des dernières semaines, j'ai poursuivi mon entraînement tant bien que mal, j'ai réussi à faire les séances d'intervalles, mais l'endurance fait défaut. Je l'ai cruellement senti hier soir. Pas d'énergie et les jambes très lourdes pendant notre court entraînement à CDN.
C'est dans ce contexte que je me prépare à courir le 10 km à LaSalle ce dimanche avec les jeunes d'EDLC, avec une confiance chancelante. Ce n'est pas la distance qui m'effraie, mais le rythme de course suggéré. À la lumière des résultats des deux 5 km, l'entraîneur a établi les « paces » que nos jeunes devraient adopter dès le départ. Pour les plus rapides du groupe, le coach suggère de partir à 4:30 min/km. Malheureusement pour moi, M fait partie de ce groupe de gazelles. Je ne courrai donc pas avec lui. Avec mon niveau de forme actuelle, je vais essayer de m'accrocher au groupe de 4:45 min/km et de tenir jusqu'au bout.
Je suis déçu de ne pas pouvoir suivre M parce que c'est vraiment dans les courses que j'ai tissé des liens plus solides avec le jeune que j'accompagnais l'an dernier. Cette année, sur de courtes distances, M est beaucoup trop rapide pour moi. Je vis donc une expérience très différente par rapport à l'an dernier et honnêtement moins satisfaisante jusqu'à présent. Je n'ai pas réussi à créer un climat de complicité à ce jour. Ce n'est peut-être pas uniquement une question de vitesse de course; le tempérament joue aussi un rôle important. Mais, je suis convaincu que le fait de courir ensemble, de relever un défi ensemble et de travailler fort ensemble, en s'encourageant mutuellement, aide à créer des liens qui ne se seraient peut-être jamais tissés autrement. Ces jours-ci, je me sens moins utile dans mon rôle de mentor. J'espère que ça va changer à mesure que les distances de course augmenteront et que les rythmes de course se rapprocheront davantage des vitesses que je peux espérer maintenir.
Dans le tumulte des dernières semaines, j'ai poursuivi mon entraînement tant bien que mal, j'ai réussi à faire les séances d'intervalles, mais l'endurance fait défaut. Je l'ai cruellement senti hier soir. Pas d'énergie et les jambes très lourdes pendant notre court entraînement à CDN.
C'est dans ce contexte que je me prépare à courir le 10 km à LaSalle ce dimanche avec les jeunes d'EDLC, avec une confiance chancelante. Ce n'est pas la distance qui m'effraie, mais le rythme de course suggéré. À la lumière des résultats des deux 5 km, l'entraîneur a établi les « paces » que nos jeunes devraient adopter dès le départ. Pour les plus rapides du groupe, le coach suggère de partir à 4:30 min/km. Malheureusement pour moi, M fait partie de ce groupe de gazelles. Je ne courrai donc pas avec lui. Avec mon niveau de forme actuelle, je vais essayer de m'accrocher au groupe de 4:45 min/km et de tenir jusqu'au bout.
Je suis déçu de ne pas pouvoir suivre M parce que c'est vraiment dans les courses que j'ai tissé des liens plus solides avec le jeune que j'accompagnais l'an dernier. Cette année, sur de courtes distances, M est beaucoup trop rapide pour moi. Je vis donc une expérience très différente par rapport à l'an dernier et honnêtement moins satisfaisante jusqu'à présent. Je n'ai pas réussi à créer un climat de complicité à ce jour. Ce n'est peut-être pas uniquement une question de vitesse de course; le tempérament joue aussi un rôle important. Mais, je suis convaincu que le fait de courir ensemble, de relever un défi ensemble et de travailler fort ensemble, en s'encourageant mutuellement, aide à créer des liens qui ne se seraient peut-être jamais tissés autrement. Ces jours-ci, je me sens moins utile dans mon rôle de mentor. J'espère que ça va changer à mesure que les distances de course augmenteront et que les rythmes de course se rapprocheront davantage des vitesses que je peux espérer maintenir.
mercredi 9 mars 2011
Ah, p'tite vie...
Trop de job cette semaine...
Pas le temps de faire autre chose. Pas le temps de m'entraîner, pas le temps de penser, pas le temps de prendre le temps...
Ce matin, j'aimerais vraiment être indépendant de fortune!
Pas le temps de faire autre chose. Pas le temps de m'entraîner, pas le temps de penser, pas le temps de prendre le temps...
Ce matin, j'aimerais vraiment être indépendant de fortune!
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