lundi 30 mai 2011

Ottawa 2011 : Pourtant tout allait très bien...

Après 10 km, tout baignait dans l'huile.

Après 21,1 km, tout allait bien. Nous avions une moyenne de 5:23 au km. Nous nous dirigions vers une portion descendante.

Vers le 24e km, premiers doutes. Les 25e et 26e km m'ont semblé interminables.

Au 30 km, tout s'est écroulé. Crampes douloureuses au mollet droit. Étirements, massages, marche...

Au 32e km, j'ai vu ma petite famille. Bisous, bisous, bisous et je repars. Je me sens comme une merde. Les crampes ne sont jamais très loin. Les 10 derniers km ont été un véritable combat. Contre mon corps, contre ma tête. Si Stéphane m'était pas resté avec moi, j'aurais abrégé mes souffrances et j'aurai traversé le pont du trajet du demi-marathon. Il pleuvait, j'avais mal à la jambe droite. Je traînais ma déception comme un boulet. Quand j'ai vu le lapin de 4:00 me dépassé, mon moral a mal encaissé le coup. J'avais pourtant bien fait mes devoirs, j'étais content de ma préparation, j'étais confiant, mais ce marathon a été mon plus difficile. À 7 km de l'arrivée, je me sentais très, très loin de Boston...

Finalement, mon calvaire a pris fin après 4:16:36.

En recevant ma médaille, j'avais des sentiments partagés. Très déçu bien sûr de mon temps, très loin de mon objectif. À la recherche de réponses pour expliquer ces crampes aussi douloureuses. Content malgré tout de m'être battu : 4:16:36, c'est quand même mieux que DNF. Un peu découragé de voir ce qu'implique une qualification à Boston.

Sur une note plus positive, j'ai vécu un beau moment au 2 km samedi. Nous l'avons couru en famille, en compagnie de Louise et Stéphane. Les filles étaient très heureuses d'avoir amélioré leur temps d'environ 2 min (Pascale et Élise). Voir leur sourire quand elle ont reçu leur médaille, ça valait tout l'or du monde.

Autre point positif, la très belle fin de semaine passée avec Stéphane et Louise. Un grand plaisir. Grâce à la course à pied et à EDLC, ce charmant couple fait maintenant partie de mes amis. Et ça, c'est nettement plus important que n'importe quel résultat de marathon.

vendredi 27 mai 2011

Ah, la météo...

En début de semaine, j'écrivais que la météo semblait favorable pour le marathon dimanche. Je me suis fait prendre encore une fois. Pourtant j'aurais dû me méfier et ne pas accorder trop de crédibilité à des prévisions si lointaines.

Hier, au dernier entraînement avant le marathon, la chaleur et l'humidité étaient les sujets de conversation vedettes. Seule consolation : le départ est à 7 h. Nous aurons donc rallié la ligne d'arrivée avant que le mercure atteigne le sommet de sa course, vers 10 h 45 si tout va bien. Et après une douche réparatrice, je serai attablé devant une bière savoureuse, en bonne compagnie, quand la température ressentie maximale sera atteinte.

À tous ceux et celles qui participeront aux différentes épreuves au programme de la Fin de semaine des courses d'Ottawa, je vous souhaite d'atteindre vos objectifs et surtout d'avoir du plaisir!

Un peu de visualisation ;-)

mardi 24 mai 2011

Ottawa d'abord, puis on verra...

« Oui, c'est possible! »

Une partie de moi aurait préféré entendre une réponse négative. Je courais avec Yves et je lui avais demandé si c'était envisageable pour moi de retrancher plus de 30 minutes à mon temps pour espérer une qualification pour Boston.

« Mais tu dois modifier ton entraînement. Améliorer ta vitesse en courant plus de 10 km. Faire plus de piste.... »

Combien d'années pour tenter ma chance?

« Selon ton résultat à Ottawa, un à deux ans. »

Bah, je ne suis pas si pressé. À compter de l'année prochaine, pour les 40-44 ans, le temps de qualification sera de 3 h 15. Ouf! Je connais plusieurs mentors dont le MT tourne autour de 3 h 15 et honnêtement, je ne suis pas de leur calibre. Par contre, les 45-49 ans ont droit à 10 minutes de plus. 3 h 25 ... Boston pour mes 45 ans? Ça vaut au moins la peine d'essayer. Sans toutefois en faire une obsession. Si la porte de Boston reste fermée pour moi, j'userai assurément mes semelles sur d'autres parcours. Il n'y a que l'embarras du choix.

Alors Ottawa ce dimanche. Tout se présente bien. Nuageux avec éclaircies et averses isolées, relativement frais, peu de vent, en bonne compagnie. Un peu moins de 4 jours...

J'ai drôlement hâte!

lundi 16 mai 2011

Depuis le Banque Scotia...

Depuis quelques temps, mon blogue est resté silencieux. Aucun nouveau billet depuis le 21 k de la Banque Scotia. Devant mon clavier, mon esprit divague. Mes idées partent dans tous les sens. Pourtant, les sujets ne manquent pas, que ce soit dans le cadre d'EDLC ou de mon entraînement personnel. Le coureur en moi est actif, mais le blogueur est moins assidu.

Alors, pour mes archives personnelles et pour satisfaire mon lectorat négligé (ha! ha!, dans mes rêves comme disent mes filles...), voici un compte rendu chronologique et succinct de mes activités de course depuis le Banque Scotia :

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24 avril : longue sortie 25 km : avec Stéphane, Louise, Benoît, Yves, Laurence, LP - 7 h, départ de St-Lambert, estacade du pont Champlain, tour de l'Île des Soeurs et retour à St-Lambert (trajet). Pour moi, course difficile. Mes souliers me semblaient lourds. Je n'aurais pas pu me joindre au groupe de tête. Au retour, un bon brunch à St-Lambert pour refaire le plein d'énergie.


1er mai : rencontre avec l'ultramarathonien Michel Gouin : Dans le cadre d'un dimanche dynamique, nous avons également reçu la visite de Michel Gouin. Son fils et lui ont couru avec les jeunes et mentors. Après l’entraînement, à l’extérieur devant le Chalet du Parc Maisonneuve, Michel a parlé aux jeunes et mentors pendant une trentaine de minutes. Son message correspondait parfaitement aux objectifs d’EDLC. Il a parlé de son parcours, de sa jeunesse où rien ne le prédisposait à devenir un coureur, de sa découverte de la course, de ses premiers marathons (10 marathons en moins de 3 h), de sa traversée du Canada en course à pied, de ses records du monde du 1000 km sur tapis roulant, de son 10 jours à New York, sans toutefois insister sur les résultats et les nombres de km, mais en mettant l’accent sur la persévérance et le travail nécessaire pour atteindre ses objectifs. C’était très intéressant. Les jeunes étaient très attentifs et ont posé beaucoup de questions.

Pendant l'entraînement, une équipe de Radio-Canada était présente pour le reportage sur Kevin. Ils ont tourné des images pour le reportage qui sera présenté au TJ . Comme prévu, ils ont passé Kevin en entrevue, seul ou accompagné, à tour de rôle, de Benoît et Vicky (ses mentors) et de Stéphane Robitaille, qui est une source d’inspiration pour Kevin puisqu’il veut devenir pompier. Des images ont été prises à plusieurs endroits dans le jardin botanique. Nous avons dû adapter notre trajet à quelques reprises pour satisfaire aux impératifs de la caméra, mais les jeunes et mentors se sont prêtés au jeu de bonne grâce. Une grande majorité des jeunes et mentors portaient le t-shirt rouge. C’était très beau à voir, sous le soleil radieux.

7 mai : 10 km du Défi du printemps des YMCA : Deuxième 10 km pour nos jeunes. Contrairement à l'an dernier, le soleil était au rendez-vous. Pour une première fois cette année, j'ai accompagné un jeune d'un bout à l'autre de la course (pas celui avec lequel je suis officiellement jumelé - j'insiste sur l'adverbe «officiellement» puisque dans les faits, la chimie ne s'opère pas du tout) et il a atteint son objectif de la journée. De mon côté, j'ai franchi la ligne d'arrivée en 49:45, sans trop forcer. Petite course tranquille. Pour connaître le point de vue d'un jeune sur la course, je vous invite à lire le compte rendu de Pascal, un participant d'EDLC et blogueur.

8 mai : longue sortie de 3 h : Avec Stéphane, Louise et Benoît, nous avons couru sur les rives de la rivière des Prairies, en traversant les pont Pie-IX, pont Viau et pont de chemin de fer (trajet). Très satisfait de mon niveau de forme. L'entraînement porte fruit. Très encourageant en vue d'Ottawa!

15 mai : Rencontre avec Sophie Limoges : Une semaine après avoir participé à l'épreuve de 50 miles de Bear Mountain (9:48:53), Sophie est venue courir avec les jeunes et mentors et a fait une courte présentation après l'entraînement. À l'âge de nos jeunes, Sophie n'a jamais couru plus de 10 km. Elle a découvert les courses en sentier sur le tard. Mais elle s'est drôlement bien reprise depuis. En 2009, elle a été la première femme à franchir la ligne d'arrivée de la Canadian Death Race, et en 2010, elle a participé à l'épreuve Courmayeur-Champex-Chamonix (98 km, 5500 m de dénivelé positive). Son résultat : 15:45 (6e femme). Impressionnant! Au-delà de ses exploits sportifs, son message aux jeunes était très intéressant : il faut apprendre à courir sa propre course. Nous n'avons pas de contrôle sur les autres coureurs. Il faut apprendre à nous fixer des objectifs ambitieux mais réalisables et à nous surpasser pour atteindre ces objectifs. Pour ma part, sa présentation m'a fait rêver. Participer à des courses dans les Alpes ou les Rocheuses, wow! À ajouter sur la liste des choses à faire avant de passer l'arme à gauche...