Ne vous méprenez pas, j'adore Montréal. J'y habite depuis plus de 15 ans et contrairement à mes prédictions initiales, je me suis « montréalisé ». Banlieusard depuis ma tendre enface, j'ai appris à profiter de la proximité des services. Je me suis laissé séduire par les immenses avantages de vivre sur l'île. J'ai découvert la vie de ruelle avec les voisins, etc. etc.
Ce midi, je suis allé courir avec une amie au Parc LaFontaine. Montréal était belle aujourd'hui, sous ce soleil généreux. Même les immenses cheminées de l'ancien incinérateur avaient du charme dans ce ciel bleu sans nuage.
La course à pied m'a permis de voir Montréal différemment. J'ai couru sur le pont Jacques-Cartier, le pont Viau, le pont Pie-IX. J'ai redécouvert le Mont-Royal, le canal Lachine et un nombre impressionnant de jolis parcs, notamment le Parc de l'Île de la Visitation, où je cours chaque fois avec beaucoup de plaisir. J'aime l'architecture urbaine de Montréal, ses viaducs, ses gratte-ciel, ses shops et la multiciplité de ses ruelles. J'arrive même à aimer la silhouette du stade et de son mat, en faisant abstraction, quelques secondes, de son coût exorbitant.
Bref, j'aime Montréal. Mais comme le disait un des invités de l'émission Tout le monde en parle dimanche dernier, j'ai mal à mon Montréal. J'ai mal à mon Montréal quand j'entends le flot presque continu de conneries qui sont prononcées au conseil municipal. J'ai mal à mon Montréal quand je suis confronté au manque d'audace de nos dirigeants municipaux et quand je vois l'absence de vision dans les projets qui forgeront la ville de demain, comme l'échangeur Turcot, le pont de la 25 et l'ensemble du dossier du transport en commun. J'ai mal à mon Montréal quand je pense au dossier du trajet du marathon, qui illustre tristement l'imbroglio administratif dans lequel s'est enlisée ma ville.
Et ce qui me fait le plus mal et qui me met hors de moi (pour rester poli!), c'est d'entendre mon bon maire répéter ad nauseam qu'il ne savait pas, qu'il n'était pas au courant.
Faut pas nous prendre pour des cons!
mercredi 23 février 2011
lundi 21 février 2011
5 km du Défi de l'Île Bizard
Oh la la... C'est avec des attentes plus que modestes que j'ai pris le départ du 5 km du Défi de l'Île Bizard. Après deux très mauvaises nuits de sommeil en raison d'un méchant microbe, mon objectif n'était ni de tester ma forme ni de viser un temps particulier, simplement de franchir la ligne d'arrivée avec mes deux poumons intacts. J'avais tellement toussé la nuit précédente que je craignais d'éparpiller quelques alvéoles pulmonaires le long du trajet.
Heureusement, le soleil et l'énergie contagieuse des jeunes et mentors d'EDLC ont un peu secoué le tigre grippé qui sommeillait en moi. Après un court réchauffement et notre traditionnel cri de ralliement, le départ a été donné. J'ai tout juste eu le temps de souhaiter bonne course à M. avant de le voir s'envoler dans la première côte. Je ne l'ai évidemment pas rejoint. Même dans une forme optimale, ç'aurait été peine perdue. Le p'tit maudit, il a fait un temps de 20:18.
Avant d'avoir franchi le premier kilomètre, je m'étais déjà fait dépasser pour un bon nombre de nos jeunes gazelles. Au total, 11 jeunes ont franchi la ligne d'arrivée avant moi, la grande majorité sous les 23 minutes. Très impressionnant. Les premières impressions sont parfois trompeuses. Je me souviens d'un de ces jeunes qui à notre première rencontre avait vraiment l'air d'un petit chien piteux. Je ne donnais pas cher de sa peau dans le programme et finalement, c'est lui qui m'attend et me félicite à l'arrivée. Ben coudonc!
J'ai bien aimé le trajet finalement. Bien content de savoir que j'allais redescendre la première côte dans le dernier km. Le trajet aller-retour permettait également de voir filer nos jeunes fusées vers le marqueur du 3e km et d'encourager par la suite ceux et celles qui me suivaient.
Dans la dernière descente, j'ai accéléré un peu mais pas trop. Mes poumons tenaient le coup et je n'avais pas l'intention de leur en demander trop. Sans le savoir, mon rythme a été juste suffisant pour que je franchisse la ligne avant mon ami Bruno. Mes poumons intacts et arrivé avant Bruno, objectif doublement atteint (sans rancune, mon cher). Mon temps officiel : 24:00.3. Loin de mon meilleur temps sur la distance, mais dans les circonstances, je ne suis pas trop déçu. Je dois souligner le temps de mon partenaire de course Stéphane qui avait la patte agile hier, avec un temps de 23:18. Pas de relâchement possible si je veux pouvoir le suivre à Ottawa.
Pour EDLC, le Défi de l'Île Bizard est un ajout très positif. En pouvant se mesurer une deuxième fois à la distance de 5 km, les jeunes ont pu constater leur progression. La satisfaction se lisait sur les visages. Ils ont aussi connu l'ambiance d'un départ entourés de 300 autres coureurs. Retour à l'entraînement dès demain en vue du 10 km de LaSalle à la fin mars.
Heureusement, le soleil et l'énergie contagieuse des jeunes et mentors d'EDLC ont un peu secoué le tigre grippé qui sommeillait en moi. Après un court réchauffement et notre traditionnel cri de ralliement, le départ a été donné. J'ai tout juste eu le temps de souhaiter bonne course à M. avant de le voir s'envoler dans la première côte. Je ne l'ai évidemment pas rejoint. Même dans une forme optimale, ç'aurait été peine perdue. Le p'tit maudit, il a fait un temps de 20:18.
Avant d'avoir franchi le premier kilomètre, je m'étais déjà fait dépasser pour un bon nombre de nos jeunes gazelles. Au total, 11 jeunes ont franchi la ligne d'arrivée avant moi, la grande majorité sous les 23 minutes. Très impressionnant. Les premières impressions sont parfois trompeuses. Je me souviens d'un de ces jeunes qui à notre première rencontre avait vraiment l'air d'un petit chien piteux. Je ne donnais pas cher de sa peau dans le programme et finalement, c'est lui qui m'attend et me félicite à l'arrivée. Ben coudonc!
J'ai bien aimé le trajet finalement. Bien content de savoir que j'allais redescendre la première côte dans le dernier km. Le trajet aller-retour permettait également de voir filer nos jeunes fusées vers le marqueur du 3e km et d'encourager par la suite ceux et celles qui me suivaient.
Dans la dernière descente, j'ai accéléré un peu mais pas trop. Mes poumons tenaient le coup et je n'avais pas l'intention de leur en demander trop. Sans le savoir, mon rythme a été juste suffisant pour que je franchisse la ligne avant mon ami Bruno. Mes poumons intacts et arrivé avant Bruno, objectif doublement atteint (sans rancune, mon cher). Mon temps officiel : 24:00.3. Loin de mon meilleur temps sur la distance, mais dans les circonstances, je ne suis pas trop déçu. Je dois souligner le temps de mon partenaire de course Stéphane qui avait la patte agile hier, avec un temps de 23:18. Pas de relâchement possible si je veux pouvoir le suivre à Ottawa.
Pour EDLC, le Défi de l'Île Bizard est un ajout très positif. En pouvant se mesurer une deuxième fois à la distance de 5 km, les jeunes ont pu constater leur progression. La satisfaction se lisait sur les visages. Ils ont aussi connu l'ambiance d'un départ entourés de 300 autres coureurs. Retour à l'entraînement dès demain en vue du 10 km de LaSalle à la fin mars.
mercredi 16 février 2011
Tourner en rond
Jeudi passé, environ 30 tours de piste de 200 m à McGill.
Vendredi, 64 tours de la piste de 190 m du CPC.
Mardi, une cinquantaine de tours encore au CPC.
Qui l'aurait cru, trois entraînements sur piste, à tourner interminablement en rond, et beaucoup de plaisir. Je ne me suis pas ennuyé une seconde.
Bien sûr, j'étais en bonne compagnie. C'est le secret.
Jeudi dernier, avec les jeunes, nous avons eu un super entraînement avec intervalles sur la piste du Fieldhouse Tomlinson de McGill. Au programme, 35 minutes avec 6 accélérations de 20 sec. à 50-75 %. Avec quatre jeunes et autant de mentors, nous formions un petit peloton. À chaque accélération, le peloton s'étirait mais se reformait pendant les 2 minutes de récupération. C'était très motivant pour tous. Les jeunes étaients souriants. Honnêtement, je ne crois pas qu'ils trippaient pour les mêmes raisons que les mentors. Faut comprendre qu'au centre de la piste, il y a l'entraînement d'une équipe féminine de soccer. Le paradis de la queue de cheval. Il y avait des effluves de testostérone dans l'air. Certains jeunes ont dû se lever le lendemain avec un torticolis, à force de courir la tête tournée vers la gauche.
Alors, j'ai repris l'entraînement plus sérieusement, et je m'amuse en variant mes entraînements, seul, en petit groupe, en grosse gang, à l'intérieur, à l'extérieur... C'est ben l'fun!
Vendredi, 64 tours de la piste de 190 m du CPC.
Mardi, une cinquantaine de tours encore au CPC.
Qui l'aurait cru, trois entraînements sur piste, à tourner interminablement en rond, et beaucoup de plaisir. Je ne me suis pas ennuyé une seconde.
Bien sûr, j'étais en bonne compagnie. C'est le secret.
Jeudi dernier, avec les jeunes, nous avons eu un super entraînement avec intervalles sur la piste du Fieldhouse Tomlinson de McGill. Au programme, 35 minutes avec 6 accélérations de 20 sec. à 50-75 %. Avec quatre jeunes et autant de mentors, nous formions un petit peloton. À chaque accélération, le peloton s'étirait mais se reformait pendant les 2 minutes de récupération. C'était très motivant pour tous. Les jeunes étaients souriants. Honnêtement, je ne crois pas qu'ils trippaient pour les mêmes raisons que les mentors. Faut comprendre qu'au centre de la piste, il y a l'entraînement d'une équipe féminine de soccer. Le paradis de la queue de cheval. Il y avait des effluves de testostérone dans l'air. Certains jeunes ont dû se lever le lendemain avec un torticolis, à force de courir la tête tournée vers la gauche.
Alors, j'ai repris l'entraînement plus sérieusement, et je m'amuse en variant mes entraînements, seul, en petit groupe, en grosse gang, à l'intérieur, à l'extérieur... C'est ben l'fun!
lundi 7 février 2011
Apocalyptica et parfum 1, petite voix 0
Pour faire suite à mon billet d'hier, je me suis lancé ce matin sur les trottoirs enneigés avec, dans les oreilles, le métal des violoncelles d'Apocalyptica. L'objectif était simple : ne pas entendre la petite voix fatiguante au cas où elle se manifesterait. Objectif atteint, mais étrangement, ce ne sont pas les pièces les plus intenses qui ont eu le plus d'effets. Au contraire, c'est la douceur de la très belle pièce Sacra qui m'a carrément transporté. La petite voix aurait bien pu hurler de toutes ses cordes vocales, elle n'aurait pas attiré mon attention. J'étais dans un autre monde, dans la boucle du parc Jarry, presque désert à part quelques promeneurs avec leur chien, sous une petite neige.
Sur le chemin du retour, autre expérience sensorielle intense. Sur le trottoir quelques dizaines de mètres devant moi, une fille marchait. De dos, je ne voyais que son grand manteau et sa tuque rouge. Arrivé près d'elle, j'ai traversé un courant de parfum que le vent avait doucement poussé vers moi. Je ne sais pas de quoi cette fille avait l'air, mais qu'est-ce qu'elle sentait bon! Même une fois dissipée, cette douce odeur a continué à meubler mes pensées, ne laissant aucune chance à la voix de dire quoi que ce soit.
Je reprends le tout demain matin, en révisant quelque peu mes choix musicaux. Et qui sait, avec un peu de chance, le vent poussera peut-être à nouveau un délicieux parfum dans ma direction.
Sur le chemin du retour, autre expérience sensorielle intense. Sur le trottoir quelques dizaines de mètres devant moi, une fille marchait. De dos, je ne voyais que son grand manteau et sa tuque rouge. Arrivé près d'elle, j'ai traversé un courant de parfum que le vent avait doucement poussé vers moi. Je ne sais pas de quoi cette fille avait l'air, mais qu'est-ce qu'elle sentait bon! Même une fois dissipée, cette douce odeur a continué à meubler mes pensées, ne laissant aucune chance à la voix de dire quoi que ce soit.
Je reprends le tout demain matin, en révisant quelque peu mes choix musicaux. Et qui sait, avec un peu de chance, le vent poussera peut-être à nouveau un délicieux parfum dans ma direction.
dimanche 6 février 2011
D'un extrême à l'autre...
Quel bizarre mois de janvier et début de février...
Après avoir récemment souffert de crampes aux pouces à force de me les tourner, un seul téléphone du bureau a radicalement bouleversé mon horaire et a dicté mon emploi du temps jusqu'au 21 février à 8 h. Un seul fichier, beaucoup de mots, une échéance non négociable. En résumé, l'équivalent de presque deux mois d'ouvrage en un seul. Super, je vais combler le retard accumulé en décembre et début janvier, mais moins super, j'ai dû déroger de mon plan d'entraînement. Faute de temps bien sûr, mais surtout par manque de tranquillité d'esprit. Aller courir ne me reposait pas, ne me calmait pas. Une petite voix me rappelait sans cesse qu'une montagne de travail m'attendait, que j'allais sûrement regretter de consacrer ce temps si précieux à une activité aussi futile que de courir en rond au parc Jarry.
Habituellement, j'arrive aisément à faire taire cette petite voix. Mais pas ces derniers temps. Tous ces mots me pesaient sur la conscience et fournissaient des arguments convaincants à ladite voix. Résultat : beaucoup moins d'entraînement que prévu et une aiguille de pèse-personne pointant un peu plus vers la droite. Cas classique : assis toute la journée, trop de café, repas moins équilibrés, plus de cochonneries.
Mais, bon, heureusement tout n'est pas noir. Malgré toutes mes dérogations au plan d'entraînement, grâce à mon engagement de mentor, j'ai fait tout de même une dizaine de sorties en janvier pour un total d'environ 86 km. Pas de quoi pavoiser, j'en conviens, mais la forme est tout de même au rendez-vous. Jeudi dernier, après un court entraînement avec les jeunes, j'ai enchaîné avec quelques intervalles et quelques accélérations, et j'étais heureux de la réponse générale de mes jambes.
Alors, je ne désespère pas. Le marathon est encore loin. Mon gros projet est sous contrôle. Je suis un peu plus rassuré. Les deux prochaines semaines seront assez intenses. Vais-je avoir l'esprit assez tranquille pour reprendre plus assidûment mon plan? Vais-je pouvoir clouer le bec à la petite voix fatigante? Pas sûr... Peut-être avec de la musique, forte. Quelques découvertes récentes, comme Flyleaf ou Apocalyptica, pourraient faire l'affaire. D'ailleurs, j'ai très hâte au 10 mars, les gars d'Apocalyptica seront au Métropolis avec leurs violoncelles et leurs looks gothiques. J'y serai, même si je crains de faire augmenter la moyenne d'âge du public. Pas sûr qu'il me reste un t-shirt à tête de mort dans mes tiroirs...
Après avoir récemment souffert de crampes aux pouces à force de me les tourner, un seul téléphone du bureau a radicalement bouleversé mon horaire et a dicté mon emploi du temps jusqu'au 21 février à 8 h. Un seul fichier, beaucoup de mots, une échéance non négociable. En résumé, l'équivalent de presque deux mois d'ouvrage en un seul. Super, je vais combler le retard accumulé en décembre et début janvier, mais moins super, j'ai dû déroger de mon plan d'entraînement. Faute de temps bien sûr, mais surtout par manque de tranquillité d'esprit. Aller courir ne me reposait pas, ne me calmait pas. Une petite voix me rappelait sans cesse qu'une montagne de travail m'attendait, que j'allais sûrement regretter de consacrer ce temps si précieux à une activité aussi futile que de courir en rond au parc Jarry.
Habituellement, j'arrive aisément à faire taire cette petite voix. Mais pas ces derniers temps. Tous ces mots me pesaient sur la conscience et fournissaient des arguments convaincants à ladite voix. Résultat : beaucoup moins d'entraînement que prévu et une aiguille de pèse-personne pointant un peu plus vers la droite. Cas classique : assis toute la journée, trop de café, repas moins équilibrés, plus de cochonneries.
Mais, bon, heureusement tout n'est pas noir. Malgré toutes mes dérogations au plan d'entraînement, grâce à mon engagement de mentor, j'ai fait tout de même une dizaine de sorties en janvier pour un total d'environ 86 km. Pas de quoi pavoiser, j'en conviens, mais la forme est tout de même au rendez-vous. Jeudi dernier, après un court entraînement avec les jeunes, j'ai enchaîné avec quelques intervalles et quelques accélérations, et j'étais heureux de la réponse générale de mes jambes.
Alors, je ne désespère pas. Le marathon est encore loin. Mon gros projet est sous contrôle. Je suis un peu plus rassuré. Les deux prochaines semaines seront assez intenses. Vais-je avoir l'esprit assez tranquille pour reprendre plus assidûment mon plan? Vais-je pouvoir clouer le bec à la petite voix fatigante? Pas sûr... Peut-être avec de la musique, forte. Quelques découvertes récentes, comme Flyleaf ou Apocalyptica, pourraient faire l'affaire. D'ailleurs, j'ai très hâte au 10 mars, les gars d'Apocalyptica seront au Métropolis avec leurs violoncelles et leurs looks gothiques. J'y serai, même si je crains de faire augmenter la moyenne d'âge du public. Pas sûr qu'il me reste un t-shirt à tête de mort dans mes tiroirs...
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