L'an 1 d'ÉDLC tire à sa fin. Plus que 18 petits jours avant le marathon! Au cours de tous ces mois d'entraînement et de suivi des jeunes, les mentors ont connu des beaux moments mais aussi certaines déceptions. De la vingtaine de jeunes sélectionnés au début, nous prévoyons qu'environ une douzaine prendront le départ du marathon. La grande majorité de ceux qui ont dû nous quitter n'ont pas su respecter les règles et exigences. ÉDLC ne vise pas que des objectifs sportifs. Par l'assiduité et la régularité aux entraînements, nous cherchons à apprendre à ces jeunes à faire preuve de persévérance et de détermination pour leur permettre de relever bien sûr le défi du marathon, mais surtout tous les autres défis de la vie. Pour y arriver, les jeunes doivent accepter les règles et les respecter. C'est un apprentissage en soi. Le non-respect des règles a ses conséquences. Il faut les assumer.
Nous avons donc perdu des joueurs en cours de route. C'est vraiment dommage parce que certains d'entre eux auraient vraiment bénéficié de terminer le programme et surtout de profiter de la bourse qui y est rattachée. Toutefois, nous sommes convaincus que des graines ont été semées et qu'un jour elles porteront fruit.
Bon, assez parler de déceptions! Concentrons-nous sur les éléments positifs, et ils sont très nombreux. À titre d'exemple, je vous propose de lire le témoignage d'Hamed publié dans Courir.org. Je pourrais aussi vous parler de Juan Pablo, de Marc-Antoine, de Jean-Sébastien, de Samuel, d'Esdras, de Jonathan, etc. Il fallait les voir dimanche dernier après la longue course de 3 h. Crevés, bien sûr, mais souriants et surtout fiers.
mercredi 18 août 2010
lundi 16 août 2010
ÉDLC - Article de J.-C. Drapeau dans Courir.org
Pour en savoir plus sur EDLC et le rôle de mentor et, qui sait, vous laisser tenter par l'aventure.
Les rencontres Jean-Claude : Jean-Claude rencontre Éric et Stéphane d'EDLC pour parler du rôle de mentor
Les rencontres Jean-Claude : Jean-Claude rencontre Éric et Stéphane d'EDLC pour parler du rôle de mentor
Vidéo 5 - EDLC - Entraînement de 3 h pré-marathon
L'entraînement de 3 h du 15 août en images...
Plus de 3 semaines avant le Marathon Oasis de Montréal!
Plus de 3 semaines avant le Marathon Oasis de Montréal!
dimanche 15 août 2010
3 h sur la piste cyclable de la voie navigable du Saint-Laurent
Au moment où j'écris ces lignes, les jeunes d'EDLC ont commencé leur «taper» en vue de leur premier marathon le 5 septembre. Aujourd'hui, ils ont terminé leur dernière longue sortie. Au programme trois heures sur la piste cyclabe de la voie maritime du Saint-Laurent.
En général, ils s'en sont tous bien sortis. Évidemment, ils étaient fatigués au retour. Mais au-delà de la fatigue, ils ont aussi mieux saisi l'ampleur du marathon. Les plus rapides ont parcouru 33 km, et pour la majorité, l'odomètre s'est arrêté à 27-28 km. Les plus forts en math ont rapidement compris qu'ils auraient un autre 14-15 km à faire, avec le même genre de fatigue dans les jambes. Bon exercice de sensibilisation et d'humilité. Le marathon ne se laise pas conquérir si facilement. L'entraînement d'aujourd'hui nous aidera à mieux faire passer nos messages d'ici le 5 septembre. Les gars auront sûrement une oreille plus attentive à nos directives : la dernière semaine avant le marathon, mangez bien, assurez-vous de demeurer bien hydraté, reposez-vous, ne vous couchez pas trop tard, etc. Nous leur rabattons les oreilles avec ces messages avant chaque course. Mais nos ados ont toujours réussi à s'en sortir malgré tout. Même aux courses de 20 km, ceux qui ne s'étaient pas super bien entraînés ont réussi à faire des temps étonnants. Mais aujourd'hui, je suis certain que tous les jeunes vont se coucher en manifestant un respect nouveau pour les 42,2 km du marathon.
Il y a un autre enjeu avec lequel nous devons composer cette année : le ramadan. Deux ou trois jeunes font le ramadan. Je suis loin d'être un spécialiste, mais je sais qu'ils doivent ni boire ni manger entre le lever et le coucher du soleil. Vous comprendrez qu'on est loin des conditions gagnantes pour préparer un marathon. Nous tentons du mieux que nous pouvons d'accommoder les musulmans pratiquants du groupe. Un mentor a accompgné son jeune hier soir, entre 21 h 30 et... 0 h 30! Ouf! De mon côté, je devrai courir à nouveau 3 h puisque M. ne pouvait pas être à l'entraînement aujourd'hui en raison d'une activité à la mosquée. Heureusement pour moi, il a une pratique plus souple du ramadan. Nous pourrons donc commencer la course de 3 h vers 17 h 30, et il aura pu boire et s'alimenter durant la journée.
Après le 3 h avec M. mardi soir, je commencerai moi aussi mon «taper» officiellement.
En général, ils s'en sont tous bien sortis. Évidemment, ils étaient fatigués au retour. Mais au-delà de la fatigue, ils ont aussi mieux saisi l'ampleur du marathon. Les plus rapides ont parcouru 33 km, et pour la majorité, l'odomètre s'est arrêté à 27-28 km. Les plus forts en math ont rapidement compris qu'ils auraient un autre 14-15 km à faire, avec le même genre de fatigue dans les jambes. Bon exercice de sensibilisation et d'humilité. Le marathon ne se laise pas conquérir si facilement. L'entraînement d'aujourd'hui nous aidera à mieux faire passer nos messages d'ici le 5 septembre. Les gars auront sûrement une oreille plus attentive à nos directives : la dernière semaine avant le marathon, mangez bien, assurez-vous de demeurer bien hydraté, reposez-vous, ne vous couchez pas trop tard, etc. Nous leur rabattons les oreilles avec ces messages avant chaque course. Mais nos ados ont toujours réussi à s'en sortir malgré tout. Même aux courses de 20 km, ceux qui ne s'étaient pas super bien entraînés ont réussi à faire des temps étonnants. Mais aujourd'hui, je suis certain que tous les jeunes vont se coucher en manifestant un respect nouveau pour les 42,2 km du marathon.
Il y a un autre enjeu avec lequel nous devons composer cette année : le ramadan. Deux ou trois jeunes font le ramadan. Je suis loin d'être un spécialiste, mais je sais qu'ils doivent ni boire ni manger entre le lever et le coucher du soleil. Vous comprendrez qu'on est loin des conditions gagnantes pour préparer un marathon. Nous tentons du mieux que nous pouvons d'accommoder les musulmans pratiquants du groupe. Un mentor a accompgné son jeune hier soir, entre 21 h 30 et... 0 h 30! Ouf! De mon côté, je devrai courir à nouveau 3 h puisque M. ne pouvait pas être à l'entraînement aujourd'hui en raison d'une activité à la mosquée. Heureusement pour moi, il a une pratique plus souple du ramadan. Nous pourrons donc commencer la course de 3 h vers 17 h 30, et il aura pu boire et s'alimenter durant la journée.
Après le 3 h avec M. mardi soir, je commencerai moi aussi mon «taper» officiellement.
mardi 10 août 2010
De retour!
Depuis le Tour du Lac Brome, j'ai fait une pause blogosphère. Je n'avais plus vraiment le goût d'écrire.
Avec le recul, je me rends compte que j'ai eu besoin de récupérer. J'étais dans un genre de post-marathon-d'Ottawa-blues. Mon Tour du Lac Brôme, sans être une catastrophe, m'avait laissé un goût amer. J'étais déçu de ne pas avoir pu suivre la cadence.
ÉDLC a aussi été un bon sujet de réflexion. Après le high du Lac Brome, où tous nos jeunes ont très bien couru, nous sommes durement redescendu sur terre en ne voyant que 4 jeunes se présenter à l'entraînement suivant. Ce constat a suscité une profonde réflexion au sein du comité organisateur et a entraîné l'adoption de mesures pour garantir l'assiduité des jeunes aux entraînements. À environ deux mois du marathon et à l'approche des semaines de gros volume d'entraînement, nous n'avions pas le choix de serrer la vis. Nous ne pouvions pas prendre le risque qu'un jeune mal entraîné entreprenne le marathon et s'y blesse. De plus, il nous fallait garder en tête les objectifs d'ÉDLC et préserver la crédibilité du programme auprès des intervenants et des commanditaires. Dans ce contexte, chaque jeune a signé un contrat dans lequel il s'engageait à être présent à un certain nombre d'entraînements et courses obligatoires et à ne pas avoir plus de trois absences non motivées d'ici le marathon. Résultat : plusieurs jeunes moins motivés depuis le tout début nous ont maintenant quittés. Dommage, si près du but. C'est donc avec une douzaine de jeunes très motivés que nous nous préparons à relever notre grand défi : courir le Marathon Oasis de Montréal 2010.
D'ailleurs, avec ces douzes jeunes motivés, nous avons participé au 20 km du Défi Sainte-Anne-de-Bellevue. En attendant un compte rendu complet, voici quelques photos.
Le départ
Au 10e km
Le sprint final
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