dimanche 20 septembre 2009

Haile et moi...

Aujourd'hui, à Berlin, Haile Geberselassie a couru en 2:06:08. C'est bien, mais ce n'est pas pour me vanter, mais j'ai fait exactement le même temps que lui au cours de ma sortie dominicale, comme en témoigne à photo ci-dessous.


Ok, ok, je sais bien qu'il a parcouru 42,2 km et moi, seulement 22,6 km, mais laissez-moi rêver un peu. Le même temps que Geberselassie, wow. J'ai même fait un autre tour du bloc en revenant juste pour le trip de stopper mon chrono à 2:06:08.

Même si je suis à des années lumières du record du monde, il s'agit tout de même de ma plus longue sortie à vie. Cool.

mardi 15 septembre 2009

Bizarreries statistiques

En regardant plus attentivement mes statistiques du demi dans Sportstats, j'ai constaté que j'avais maintenu un rythme de 5:33 au km. J'ai tout d'abord été surpris, puis un peu déçu. À Ottawa, j'avais gardé un rythme de 5:08. L'écart me semblait énorme. J'ai encaissé le coup avec philosophie, mais un doute persistait dans mon esprit. Serait-il possible qu'il y ait erreur? Après vérification sur le site www.bane.info, j'ai réalisé avec un léger soulagement que le temps de 1:51:51 pour un demi-marathon correspond en réalité à un rythme de 5:18 au km. Erreur de calcul? Eh bien non. Le rythme indiqué sur le site correspond plutôt à mon Gun Time (1:56:45), ce qui en fait une statistique totalement inutile. Bizarre...

Autre bizarrerie, savez-vous où sont passés les quelques mille coureurs qui se sont perdus le long du trajet du demi-marathon? Quelques minutes avant le départ, notre bon maire nous a annoncé, dans un élan d'enthousiasme, que nous étions 6000 coureurs inscrits au demi. Sur le site de Sportstats, on constate que 4956 coureurs ont franchi la ligne d'arrivée. Y a-t-il vraiment plus de 1000 personnes qui ont décidé de rester couchées dimanche matin ou y a-t-il des gens qui essaient d'en mettre un peu pour bien faire paraître Montréal, le Marathon Oasis et les organisateurs? Faudrait qu'on m'explique...

dimanche 13 septembre 2009

Demi du Marathon Oasis de Montréal

En me couchant hier soir, ma Douce m'a demandé si j'étais nerveux. Pas du tout, je lui a répondu. Je n'avais pas de pression. Je ne visais pas un temps particulier. Pourtant à 2 h 30, je me suis réveillé et je n'ai qu'un peu somnolé jusqu'à 5 h 45. J'étais donc plus nerveux que je ne voulais le croire.

Je me suis donc rendu bien à l'avance au pied du pont, je me suis assis dans l'herbe et j'ai simplement observé tous ces coureurs. Il faisait frais, le soleil ne nous faisait que quelques clins d'oeil à travers les nuages. C'était parfait. Sur le pont, je voyais le stade qui semblait encore à moitié endormi. Remarquez, je faisais peut-être de la projection.

J'ai vécu des beaux moments tout au long du trajet. Évidemment, le départ sur le pont me laisse de beaux souvenirs. Mais un des plus beaux segments du parcours, à mon avis, était la rue De Lorimier. Les arbres, les belles façades. C'était magnifique. Une fois sur Rachel, je me suis mis à craindre la fameuse côte de Pie-IX. Je l'ai montée lentement, sans trop souffrir. Sur Rosement, un déclic s'est fait dans ma tête. Mon mental a perdu de sa « dureté ». Je savais qu'il me restais moins de trois km à parcourir, mais je voulais en finir. Le mat du stade semblait tout près et très loin à la fois. La descente vers le stade est un autre beau moment. Voir la foule à l'intérieur et surtout entendre au loin le bourdonnement des encouragements et applaudissements, c'était magique. Devant moi, un français si je me fie à l'accent s'est retourné vers sa compagne en disant « Wow, ça c'est vraiment génial! ». J'étais fier, fier de courir dans ma ville, fier que des étrangers vivent des beaux moments en courant chez nous. L'arrivée dans le stade a toutefois été un non-événement. J'avais prévu regarder le tableau indicateur pour voir si j'y verrais ma binette, mais j'avais tellement hâte de franchir les derniers 200 m que je n'y ai même pas pensé.

Résultat final : 1:51:51.6. Ce temps me satisfait dans les circonstances. Je ne crois pas que j'aurais pu faire mieux. Pas suffisamment d'entraînement. J'étais encore sur le pont quand j'ai littéralement vu s'envoler le groupe du lapin 1:45. Pas grave, j'ai maintenu un rythme assez constant, j'ai bien géré ma course en m'alimentant et en buvant régulièrement. Je suis aussi très heureux d'avoir fait partie de l'édition 2009, d'avoir été témoin de cet engouement pour la course à pied. Et je serai sans doute au départ de la prochaine édition.

samedi 12 septembre 2009

Prêt, pas prêt...

Ça y est. Je reviens de l'expo-marathon. J'ai tout ce qu'il me faut. Boissons énergétiques, gels, body glide et une dose suffisante de confiance.

Quelques mots sur l'expo-marathon. Après l'expo de la Fin de semaine de courses d'Ottawa, celle du marathon de Montréal paraît un peu mince. Peu d'exposants et très peu de matériel. La collection exclusive (dixit le site Web) de vêtements du marathon est franchement déprimante. Avec des sous reçus à mon anniversaire, je visais de m'acheter un vêtement de cette soi-disant collection exclusive pour promouvoir le marathon de ma ville, mais franchement il n'y avait rien d'inspirant dans les vêtements proposés. Même le t-shirt inclus dans les frais d'inscription est plutôt tristounet. Bon, au moins, il n'est pas blanc. Après avoir rapidement fait le tour, j'ai assisté à une partie de la conférence de Jean-Yves Cloutier et collègues sur le parcours. Très intéressant. Juste pour ça, ça valait la peine de se rendre à la Place Bonaventure.

Je n'ai qu'une expérience embryonnaire des expos-marathons, mais j'imagine la surprise des coureurs d'Ottawa, entre autres, qui après avoir vu défiler le pittoresque paysage le long de la 417 arrivent finalement à Montréal et entrent tout excités dans le Hall des expositions. Ouf, il y a de quoi déchanter. Mais, je ne veux pas m'acharner. Le marathon de Montréal connaît une croissance impressionnante et j'imagine que plus la participation aux différentes courses sera importante, plus les exposants auront des arguments pour justifier leur présence à l'expo-marathon. Et si, en plus du départ sur le pont Jacques-Cartier et de l'arrivée au stade, l'expo devient un événement incontournable, d'autres coureurs s'inscriront pour vivre l'expérience du marathon de Montréal. C'est le bon vieux principe des saucisses Hygrade (Plus de gens en mangent parce qu'elles sont plus fraîches et elles sont plus fraîches parce que plus de gens en mangent). Alors, pour l'instant, laissons la chance au coureur (s'cusez le jeu de mot facile...) et on bitchera si rien ne change au cours des prochaines années.

Pendant la conférence, le coach Cloutier a répondu à plusieurs questions sur l'entraînement. Chacune de ses réponses n'a fait que confirmer que je n'ai aucunement suivi une plan d'entraînement logique au cours de l'été. Depuis la fin août, je n'ai couru qu'un peu plus de 50 km en 5 sorties, et ma plus longue sortie a été de 15 km (la semaine dernière). Par contre, une de ces sorties a été magique. J'ai couru sur la piste cyclable entre Pointe-Calument et Sainte-Marthe-sur-le-Lac accompagné de mes deux filles qui me suivaient à vélo. Je me sentais comme un cycliste professionnel suivi par son directeur sportif. Ma plus jeune ne me quittait pas d'une semelle. Elle prenait très au sérieux son rôle de porteuse d'eau. C'était très cute. Malheureusement, la pluie a écourté notre ballade, mais nous recommencerons c'est sûr!

Bon, il ne me reste qu'à bien souper et à faire un beau dodo. Demain, je vais spotter le lapin de 1:45 et je vais essayer de le suivre pendant au moins les 10 premiers km. Mes parents seront sur Des Carrières pour m'encourager et me refiler une bouteille d'eau au besoin. Je vais sûrement m'arrêter pour leur parler un peu, puis j'évaluerai le rythme à suivre jusqu'au stade. Mon seul objectif demain, c'est de ne pas me faire doubler par le lapin de 2:00.

Bonne chance à tous ceux et celles qui participent à l'une ou l'autre des courses demain. Je lirai avec plaisir vos comptes-rendus.

jeudi 3 septembre 2009

Récap à l'horizon

Si la tendance se maintient, j'aurai de bonnes raisons de faire une récap au début de la semaine prochaine. Yé!

Depuis déjà trop longtemps, j'avais cessé de me prêter à cet exercice. À quoi bon tourner le fer dans la plaie et enfoncer un autre clou dans le cercueil de ma motivation chancelante. Valait mieux oublier le kilométrage non effectué et passer à la semaine suivante dans l'espoir de faire mieux.

Mais au cours de ces semaines, la liste des raisons de ne pas chausser les espadrilles s'est tristement allongée. La chaleur, le manque de temps, le manque de volonté, la farniente, etc. J'ai aussi eu mon lot de préoccupations, et malheureusement, la course ne me libérait pas l'esprit. Au contraire, une fois dans ma bulle, j'avais tout le loisir de réfléchir et j'avais l'impression de porter le poids de mes inquiétudes sur les épaules.

Avec le retour du temps plus frais, les choses se replacent tranquillement et le goût de courir me revient. Je sais toutefois que je ne me présenterai pas sur le pont Jacques-Cartier avec le même niveau de forme qu'au printemps. Qu'importe. Je sais que je vais rallier la ligne d'arrivée. Il ne me reste qu'à déterminer le rythme que j'entends maintenir jusqu'au stade. Même si je ne vise pas un record personnel, je veux bien gérer ma course et arriver « triomphant » au Big O.

Alors, une dernière semaine avant le demi. Quelques sorties pour déterminer un rythme réaliste et pour alimenter une autre récap la semaine suivante.

Faut reprendre mes bonnes habitudes...